J’ai l’habitude de dire, et de penser, que la vie est généralement une belle grosse salope. En effet, la vie est loin d’être facile pour tout l’monde. Quand on ne passe pas 30 ans de sa vie dans un corps difforme, on est pauvre ou seul ou tout simplement pas heureux. Ça fait partie d’la vie. C’est comme ça et on peut soit l’accepter, soit se rebeller. Moi j’ai décidé de m’appliquer à ne plus laisser la vie me faire chier. Je lui dis d’aller se faire mettre à cette grosse salope. En me promenant aujourd’hui je suis arrivée dans un quartier de Bangkok vraiment défavorisé. Il y avait beaucoup de mendiants, des gens âgés, handicapés, des mères seules avec 3 jeunes enfants qui avaient l’air de ne pas avoir mangés depuis des jours… des gens qu’on pourrait appeler des éclopés d’la vie. J’ai donné un peu d’argent ici et là, mais qu’est-ce que ça va vraiment changer dans leur vie? Est-ce que mon geste va changer quoi que ce soit? Non! Au mieux, ceux à qui j’ai donné l’équivalent d’à peine 1$ vont pouvoir se payer un peu de bouffe… pour seulement un repas.
Dans ce quartier où j’étais, il y avait des chiens partout. Des chiens laids, maganés, pleins de plaques et parfois blessés. Des chiens abandonnés par la vie, seuls et tristes. J’ai rencontré un chien qui était derrière une clôture. Il braillait littéralement. Non pas des petits sons tristes comme le font parfois les chiens quand ils s’ennuient ou ont un peu d’pépeine! C’était carrément des pleurs de souffrances et d’implorations. On aurait dit qu’il me demandait de mettre fin à ses souffrances. Il boitait légèrement, avait un œil crevé d’où sortait un pu blanchâtre, avait des plaques sur le corps et plusieurs kystes ici et là. J’ai failli en brailler tellement il faisait pitié avec ses cris et son regard suppliant. Juste en écrivant cela, les larmes me viennent aux yeux. Le pire, c’est que des humains, juste à côté, vivaient quelque chose de similaire. Sous un viaduc, des dizaines de personnes vivaient à même les détritus qu’ils triaient, surement dans l’espoir de trouver quelque chose d’utile ou de valeur. L’odeur était tellement nauséabonde qu’il m’est presque impossible de la décrire en mots. Imaginez un sac-poubelle contenant tout ce qui sent le plus mauvais (vomi, nourriture avariée, couches pleines, etc.) qui aurait été laissé au soleil à 32C pendant trois jours et en l’ouvrant, vous prenez une grande respiration en inspirant par le nez et par la bouche. C’est le genre d’odeur qui régnait en ces lieux. Ces gens-là vivent vraiment, selon moi, une vie de chien! C’est quand je vois des choses comme ça que mon idée que la vie est une salope ne fait que se renforcer! Comprenez-moi bien, je sais apprécier tout ce que la vie m’apporte de bon. Mais je ne fermerai jamais les yeux devant la merde que j’ai eus et que j’ai dans ma vie et celle que les autres ont. Un grand poète de chez nous a écrit :
On a tous sa marde à manger dans la vie
Le bonheur c’est rien qu’une question d’appétit
On a tous sa marde à manger dans la vie
Ouvre ta gueule, prend ta bouché et puis souris
(Plume Latraverse)
Question de faire passer tout le négatif que je viens de cracher, finissons sur une note un peu plus humoristique. Dans ce même quartier des éclopés, j’ai trouvé un chien qui s’en sort pas mal. Il s’est fait un abri, quête un peu et va visionner un film de temps en temps à La Grande Bibliothèque.
Dans ce quartier où j’étais, il y avait des chiens partout. Des chiens laids, maganés, pleins de plaques et parfois blessés. Des chiens abandonnés par la vie, seuls et tristes. J’ai rencontré un chien qui était derrière une clôture. Il braillait littéralement. Non pas des petits sons tristes comme le font parfois les chiens quand ils s’ennuient ou ont un peu d’pépeine! C’était carrément des pleurs de souffrances et d’implorations. On aurait dit qu’il me demandait de mettre fin à ses souffrances. Il boitait légèrement, avait un œil crevé d’où sortait un pu blanchâtre, avait des plaques sur le corps et plusieurs kystes ici et là. J’ai failli en brailler tellement il faisait pitié avec ses cris et son regard suppliant. Juste en écrivant cela, les larmes me viennent aux yeux. Le pire, c’est que des humains, juste à côté, vivaient quelque chose de similaire. Sous un viaduc, des dizaines de personnes vivaient à même les détritus qu’ils triaient, surement dans l’espoir de trouver quelque chose d’utile ou de valeur. L’odeur était tellement nauséabonde qu’il m’est presque impossible de la décrire en mots. Imaginez un sac-poubelle contenant tout ce qui sent le plus mauvais (vomi, nourriture avariée, couches pleines, etc.) qui aurait été laissé au soleil à 32C pendant trois jours et en l’ouvrant, vous prenez une grande respiration en inspirant par le nez et par la bouche. C’est le genre d’odeur qui régnait en ces lieux. Ces gens-là vivent vraiment, selon moi, une vie de chien! C’est quand je vois des choses comme ça que mon idée que la vie est une salope ne fait que se renforcer! Comprenez-moi bien, je sais apprécier tout ce que la vie m’apporte de bon. Mais je ne fermerai jamais les yeux devant la merde que j’ai eus et que j’ai dans ma vie et celle que les autres ont. Un grand poète de chez nous a écrit :
On a tous sa marde à manger dans la vie
Le bonheur c’est rien qu’une question d’appétit
On a tous sa marde à manger dans la vie
Ouvre ta gueule, prend ta bouché et puis souris
(Plume Latraverse)
Question de faire passer tout le négatif que je viens de cracher, finissons sur une note un peu plus humoristique. Dans ce même quartier des éclopés, j’ai trouvé un chien qui s’en sort pas mal. Il s’est fait un abri, quête un peu et va visionner un film de temps en temps à La Grande Bibliothèque.


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