mardi 15 janvier 2008

Allo Phuket!

Hé oui, me voici enfin à Phuket! Mais n’allons pas trop vite. Je suis maintenant à Phuket, mais le trajet a duré près de 20hrs! Et il s’est passé pas mal de choses pendant ces 20hrs. En voici un petit résumé assez court puisque je suis pas mal fatiguée après tout ce parcours.

Tout a débuté avec la réservation de mes billets avant mon départ. Comme c’est encore la saison forte et qu’il y a plein de gens en vacances, les billets se font rares. Je voulais être en première classe question de me payer du luxe au moins une fois pendant mon aventure. Impossible, tout était déjà plein. Ok… alors en seconde classe avec air conditionné alors! Non plus, il n’y avait plus de places de disponibles! Merde! Alors, en seconde avec ventilateurs seulement. Là, il y avait encore des places. Bon… j’me disais que l’avantage serait que je serais avec les Thaïs et un peu plus loin des touristes et qu’au moins j’avais une couchette. Je pourrais peut-être ainsi échanger avec des Thaïlandais tout en pratiquant mon très mince vocabulaire qui ne s’épaissi pas assez rapidement à mon goût. Maintenant que mes billets étaient réservés, pour la quand même pas si modique somme de 900Baths (un peu moins de 30$), il ne me restait plus qu’à relaxer un peu en attendant mon départ. Évidemment, j’arrive rarement à juste relaxer et ne rien faire, alors je suis allée me promener un peu. Je devais quitter le guesthouse à 16h00, ce qui me donnait pas mal de temps à tuer. Je me suis donc armée d’un roman, de mon appareil photo et d’une grosse bouteille d’eau dans le but d’aller à la chasse au temps. J’ai réussi à en tuer un peu en me reposant un bon deux heures dans un parc près de la rivière ‘quelquechose’. Quand je suis revenue au guesthouse, vers 15h00, je commençais à avoir pas mal faim. Je n’avais encore rien mangé de toute la journée. N’écoutant que mon appétit de gloutonne boulimique, j’ai commandé un Pad Thaï Khaï (Pad Thaï au poulet) avec une bonne bière ben frette. Vous me pardonnerez ici d’insister sur le fait que le Pad Thaï était vraiment plus qu’excellent. Bien piquant, avec plein d’arachides et un soupçon d’agrume!!! Miam miam! Je dirais même MÉGA-miam!


À 16h00, j’embarquais donc dans le taxi me menant au train. Une fois à la gare, il était très facile de trouver son chemin puisque des employés sont attitrés au guidage des perdues comme moi. J’ai finalement trouvé mon wagon, le wagon no. 15. En entrant, j’ai trouvé ma couchette, la no. 7. J’étais vraiment surprise, elle était très belle, très confortable et l’air qui sortait de la ventilation était plutôt frais! Pas si mal que ça la seconde classe avec ventilateur! Tandis que je m’installais confortablement dans mon lit douillet, un contrôleur est passé et m’a demandé s’il pouvait voir mon billet. Avec plaisir! Oups! Il m’a gentiment dit que je devais quitter; que je n’étais pas dans le bon wagon! Double merde! J’étais dans le Wagon 15-1 alors que ma place était dans le wagon 15-2. En entrant dans le wagon 15-2, j’ai mieux compris le sens de seconde classe! C’est vraiment être d’un rang inférieur! Ce n’était plus de magnifiques couchettes aussi bien rembourrées que mon arrière-train, c’était plutôt des banquettes convertibles en pseudo-lit. Des banquettes en cuirette en plus. Je déteste, non… j’abhorre la cuirette!!! Je ne sais pas si c’est le même qui a inventé les kits en cuir sado-maso qui a inventé la cuirette, mais il mériterait le prix de l’invention la plus désagréable. Au moins, quand il fait 35°C, du cuir, ça respire un peu et du coton encore plus, mais de la cuirette… ça vous colle à la peau et vous transforme le fessier en culture bactériologique en milieu humide! Non mais moi la cuirette ça m’fait suer d’la craque! C’est-tu assez clair! Alors dans le train, c’étais pas trop pire puisque moins de deux heures après avoir quitté, je me retrouvais sur mon simili-lit. Mais dans l’autobus, j’allais passer 7 longues heures que mon derrière ne va pas me pardonner de sitôt!

Mais revenons au train. Comme je l’avais dit, je pensais me retrouver avec plein de Thaïlandais dans mon wagon! (bruit de buzzer!) C’était presque seulement des touristes. Probablement que tous les touristes s’y prennent trop tard pour les billets et se retrouvent en seconde classe avec ventilateur! Alors tant pis pour l’authenticité. J’inclus un autre court vidéo qui cette fois porte sur mon trajet en train.
Une fois rendu à la gare où je devais débarquer, on a du attendre 1.30h à l’extérieur pour le départ de l’autobus. C’est que le trajet se fait en deux temps. Premièrement, on se rend jusqu’à Suratthani en train et ensuite jusqu’à Phuket Town en autobus. Ça semble tout simple comme ça, mais en Thaïlande, j’ai appris que ce n’est jamais aussi simple que ça semble l’être. J’ai donc attendu l’autobus à Suratthani pendant au moins une heure trente. C’était pas si pire, même s’il était 4h30 du matin. Quand l’autobus est arrivé, j’étais bien heureuse de constater qu’il s’agissait d’un bus de luxe. Grands sièges qui deviennent presque des lits pour dormir, air climatisé, très confortable et tout! Mais après 25 minutes de route, on est arrêté dans une espèce de gare de triage dans les bois. Kessé ça??!?!? Là, il fallait montrer nos billets et on était divisé en groupes. Moi et 6 jeunes touristes nous sommes retrouvés dans la boîte d’un pick-up assis sur des sièges en bois. On se sentait pas mal arnaqués! Je me faisais pleins de scénarios dans ma tête où j’allais porter plainte aux Autorités Touristiques ou alors où nous avions un accident sur la route. Après tout, c’est ce qui m’était arrivé en Haïti, un accident alors que j’étais assise dans la boîte d’un Pick-up! J’peux vous dire que ça parait qu’on n’a pas de ceinture dans c’temps là! Bref, j’étais très en colère! J’imaginais les 5hrs de route qui débutaient et je ne savais pas si j’allais survivre. Mais encore une fois, on nous a débarqués n’importe où en nous disant que l’autobus allait bientôt arriver. C’est quoi c’te niaisage là? Après encore un bon 20 minutes d’attente, un vieux bus tout pourri est arrivé. N’ayant pas d’autres choix, j’y suis entrée. Et qu’est-ce qu’il y avait dans ce foutu autobus? Des PUTAINS de siège en cuirette! NON!!!!!!! Je savais maintenant que cet autobus serait mon chemin de croix!

On a donc fini par quitter! Cela faisait déjà près de 4hrs que j’étais descendue du train! Et on ne faisait que partir! La ronde des p’tits cochons a alors débuté! Évidemment, on ne pouvait pas juste partir pour Phuet Town! Mais non… ça serait trop simple! Il fallait faire le tour de la ville de Suratthani pour ramasser le plus de gens possible! Arrête ici, avance un peu, arrête là, avance encore un peu, arrête encore ici pour acheter un cola et encore là pour parler au cellulaire! C’était interminable et la guerre entre mon fessier, l’humidité à 98% et la cuirette était déjà bien entamée! Quand on a fini par sembler quitter la ville, j’ai compris qu’on allait arrêter un peu partout en chemin. C’était comme un autobus de ville, avec plein d’arrêts et de détours! Avec tout ça, je suis arrivée vers 14h30 à la gare d’autobus de Phuket Town!

Mais vous savez quoi? Ça valait mauditement la peine de prendre le train et l’autobus parce que ça m’a donné le temps d’apprécier le trajet à une vitesse plus humaine que l’avion et surtout à hauteur d’homme. J’ai eu la chance de voir des paysages vraiment magnifiques! Des plantations d’hévéas, des cocotiers, des bananiers, des montagnes majestueuses, des grottes profondes et sombres qui semblaient receler des trésors enfouis, des troupeaux de bovins à l’air malin ou encore des maisonnettes sur pilotis ou dans les arbres qui semblaient presque flotter au dessus d’une végétation tellement luxuriante! Tout cela était tellement beau qu’il ne m’est même pas venu à l’idée d’en prendre photo! Il fallait le vivre c’est tout. À mon arrivée à Phuket Town, je me suis dirigée ver le Phuket International Hospital. Ça m’a semblé pas mal chic et surtout très propre. Une représentante est alors venue m’accueillir et m’a expliqué le déroulement des prochains jours. Elle m’a ensuite informée qu’une chambre d’hôtel m’attendait tout près de l’hôpital et que je pourrais m’y reposer en attendant qu’elle vienne me chercher jeudi matin. Je suis donc maintenant dans cette chambre qui, pour moi, est pas mal luxueuse! Je vais donc essayer de relaxer et de décompresser avant l’opération. J’ai l’impression que ça ne sera pas facile parce que le stress commence à être pas mal au maximum! Mais bon… j’ai l’habitude alors je devrais bien passer au travers!

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