Hier après-midi avait lieu ma seconde chirurgie. C’est vers 13h00 que les préposés sont venus me chercher à ma chambre. J’étais prête! Blindée et requinquée pour faire face à cette dernière étape d’un parcours accidenté. J’avais aussi plutôt peur suite à ce que j’avais vécu la semaine dernière.
Une fois sur la table d’opération, j’ai commencé à être plus sereine. Le personnel savait déjà que la dernière fois, l’épidural n’avait pas fonctionné et je pouvais simplement demander à être endormie. L’infirmière a alors enlevé les sparadraps qui retenaient le tube pour l’épidural. Pendant l’espace d’une seconde, j’ai eu l’impression qu’elle allait m’enlever ce foutu tube qui m’emmerde puis une semaine! Mais non… c’était pour me donner ma « shot » d’épidurale.
- Everything is gone to be ok! Today I give you more! Me dit-elle, d’un ton plus que rassurant.
Je me suis dit qu’elle savait ce qu’elle faisait et qu’en m’en donnant plus, j’allais surement avoir le bas du ventre insensibilisé! C’est assez logique comme façon de faire. Je ferais la même chose. Alors on a entendu… et attendu encore un peu. Après un moment, elle m’a demandé si je pouvais bouger les orteils. Non seulement je pouvais bouger les orteils, mais je pouvais aussi très bien bouger les jambes et les monter haut. Autrement dit, je n’étais pas du tout anesthésiée. J’avais la jambe droite qui picotait à peine.
- Oh, it’s ok… don’t worry. I give you more!
Me voilà repartie pour une autre p’tite « shot » d’anesthésiant. Après tout, plus on en met, plus ça doit faire effet! Et nous attendîmes encore quelque temps. Après un bout à attendre, j’avais la jambe droite anesthésiée juste assez pour que je ne puisse pas lever toute ma jambe d’un seul coup et la jambe gauche était encore en plein forme. J’aurais pu danser le « hachy breaky dance » si j’avais su danser cette danse ridicule et si je n’avais pas été attachée a une table de chirurgie. À ce moment, je pense qu’elle m’a donné une autre « shot » question de s’assurer que je n’étais pas une bibitte venue d’une autre planète étant capable de respirer l’oxygène de la terre, mais ne pouvant réagir aux anesthésies et aux antidouleurs. Mets-en… c’pas d’l’onguent!!!
Je me suis soudainement mise à trembler. Au début, je tremblais comme les feuilles d’un arbre d’automne qui se font balayer par le vent. C’était des tremblements plutôt organisés, qui suivaient une certaine logique. Mais très vite, je me suis mise à trembler de façon complètement anarchique. Je dois préciser ici que j’ai toujours été relativement anarchique et que cela ne peut que se refléter dans mes moindres gestes… y compris ceux que je ne contrôle pas. J’avais donc des tremblements dignes d’une crise d’épilepsie et j’avais pas mal de difficulté à respirer.
Je vais l’avouer, j’ai paniqué. En général, j’essaye de ne pas trop exposer mes faiblesses, car plus on a l’air faible, plus on fait une bonne victime, mais j’avoue bien humblement que j’ai flanché. J’ai braillé et j’ai dit à l’anesthésiste que j’avais peur. Moi, dire que j’ai peur? Hé oui… je suis parfois très faible et apeurée. L’anesthésiste me massait les jambes et les pieds… comme pour aider l’épidurale à prendre ou je n’sais trop. Elle m’a alors demandé : « Do you feel anus? ». Si j’me sens trous d’cul? D’une certaine façon oui, mais quel lien avec l’anesthésie? Comme je ne comprenais pas vraiment le sens de sa question, je lui ai demandé ce qu’elle voulait dire. « Can you feel your anus? Can you squiz like you go caca? » me demanda-t-elle. Hé bien oui!!! Je pouvais me contracter le trou d’pet, l’orifice de l’éternelle puanteur, l’oeil brun… et je pense que ce n’était pas bon signe.
L’anesthésiste a alors commencé à enlever le tuyau que j’avais de collé à moi depuis une semaine pour les épidurales. Libération. Elle m’a alors demandé de prendre une grande respiration et elle m’a fait un épidural à la seringue. Wow!!! Quatrième shot. C’est presque de l’acharnement thérapeutique. Cette fois, elle inclinait la table d’un côté et de l’autre, comme si elle espérait que le liquide qu’elle venait de m’injecter puisse se rendre plus rapidement grâce à la gravité! Pendant ce temps je continuais à trembler comme si j’étais possédée d’un démon quelconque. Je tiens tout de suite à rassurer quiconque pourrait penser que je soufrais en précisant que je ne souffrais pas physiquement. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai dû dire au moins trois fois à l’anesthésiste « I can feel my anus! ». Ça n’avait plus tellement l’air de l’intéresser. Pendant qu’elle essuyait mes larmes et qu’elle me massait la tête, elle m’a dit « Don’t worry, you will sleep! ». MERCI Bon Dieu! S’il vous plait, injectez-moi n’importe quoi pour que je dorme le plus longtemps possible!!! Et c’est ce qu’elle fit.
L’opération, selon l’anesthésiste et surtout selon le chirurgien, c’est très bien passé. Selon le protocole d’opération, la seconde partie doit se faire en environs 30 minutes seulement et sous anesthésie locale. Moi, la seconde étape a duré 3h30 et j’ai eu la chance d’être sous anesthésie générale. Mais pourquoi est-ce qu’elle a duré si longtemps cette seconde étape? Hé bien sans entrer dans les détails de mon anatomie intime, c’est que la malformation que j’avais à l’enfourchure faisait en sorte que le chirurgien pouvait pratiquer une forme améliorée de la chirurgie. Ce qui devrait donner des résultats encore meilleurs! Au final, j’aurai donc passé plus de 13 heures sur la table d’opération.
J’ai eu la surprise, à mon éveil, d’être dans la salle d’opération et surtout d’être complètement consciente de tout. C’était comme si on venait de mettre l’interrupteur à ON. Les infirmières semblaient un peu surprises de me voir si alerte. Je suis donc retournée directement à ma chambre où mon papa m’attendait! Oui oui, il est venu me rejoindre en Thaïlande pour être à mes côtés et m’aider au quotidien! Même si je suis plutôt une solitaire, ça va faire du bien d’avoir quelqu’un. Quand je suis revenue, j’avais pas mal de douleur et juste d’avoir mon père pour me tenir la main m’a fait un grand bien. J’ai eu des douleurs jusqu’en fin de soirée et j’ai réussi à passer une assez bonne nuit. Aujourd’hui, les douleurs ne sont pas très présentes et ça devrait aller en s’améliorant. Dans deux jours et demi, je vais enfin pouvoir me lever, peut-être prendre une douche et surtout me laver les cheveux!!! Mes pauvres cheveux Pantene ne me le pardonneront peut-être pas.
Ce qu’on oublie souvent de dire sur l’infidélité
Il y a 4 ans

5 commentaires:
Salut ma belle,
Je suis contente que ton père soit à tes côtés pour t'aider et te supporter dans cette douleur. Repose-toi bien et prends du mieux. Moi je dois aller travailler à BAnQ car c'est dimanche et il est déjà 9 h 15.
A plus tard.
Contente que l'opération se soit bien passée.
Caroline Régis
ouf! je suis soulagée!
que l'opération se soit bien passée et que tu sois en compagnie de ton pere. je t'embrasse,
livia xxx
Bonjour Lea-kim ,en fait a l'heure ou j'ecris pour toi c'est bonsoir.
bien contente d'avoir des nouvelle et que cette 2ieme etape soit passer.
Bien contente que ton petit papa soit a tes cotes,un presence proche,cela fait un enorme bien et parfois toute la difference.
tu lui souhaitera un bau bonjour de la part.
bisous
xxxxxxxxx
Pascale
Drummond
Salut Léä-Kim,
J'ai tellement rit en lisant ton aventure que j'en ai presque fait pipi dans ma culotte.
Dis-toi bien que si Pantene ne te pardonne pas, il existe toujours Head and Shoulders (hahaha)!
Tu me fais tellement de bien avec tes messages.
Changement de sujet, je suis contente que tu aimes nos fleurs et que ça mette du soleil dans ton périple bien souvent désagréable. On est tous avec toi. J'imagine que tu as aussi eu notre petit mot!
Moi ça va bien, au travail ça va aussi.
Aujourd'hui je porte un nouveau vêtement que j'ai acheté chez Winner's. Un petit veston court carroté dans les teintes de brun, fushia, rose et crème. Il est super mais j'ai l'air de Jackie Kennedy en puissance (hahahaha).
Je suis soulagée de voir que tu as toujours le moral et que tout s'est bien passé. Ton père est là et nous aussi (à distance).
Il ne reste que ton maudit tuyau...
Prends ça comme ça vient et surtout, n'oublie pas: Feel ton anus (hihihihihihi).
À bientôt chouette.
Janique x
Allo belle Léa,
C'est enfin fait pour toi. Malgré les difficultés auquel tu as dû faire face, tu as passée à travers. Alors bientôt les joies des douches vaginales et dilatations pour toi. :)
En effet, je peux comprendre ton manque de Pantene. J'eus l'expérience la première semaine après mon opération. J'ai jamais autant apprécier reprendre une douche aussitôt que j'ai pu. :p
Mais je suis contente que ton papa soit venu t'accompagné là-bas.
Cela est toujours apprécier et rassurant d'avoir une personne proche de soi, surtout dans un moment important comme celui-ci.
Je t'embrasses !! xx
Isabelle
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