vendredi 11 janvier 2008

The Birds : Part II

Hier, j’ai décidé d’aller dans le quartier chinois. Je savais à peu près par où aller alors j’ai pris un peu d’argent, mon appareil photo et je suis partie vers 8h00. Sur ma route, je passais par le même parc où, avant-hier, j’avais été sauvagement attaquée par des pigeons zombies assoiffés de sang. Je sais maintenant que ce parc se nome Sanam Luang. Je me suis assise à un banc parce qu’un de mes souliers me faisait mal. Mon pansement était tombé. Alors que j’étais assise, quelques pigeons sont venus s’attrouper autour de moi. Heureusement, je ne voyais pas le méchant pigeon en chef (que j’ai surnommé Napoligeon). Une vielle femme jetait du maïs aux pigeons un banc plus loin. Elle est venue s’assoir à côté de moi et a commencé à me parler. Les questions habituelles. D’où viens-tu, pour combien de temps, tu aimes et bla bla bla. Elle était quand même assez gentille, même si elle ne savait que quelques mots en anglais et qu’elle ma parlait plus en thaï qu’en anglais. Pendant ce temps, elle lançait du maïs ici et là. Il commençait à y avoir pas mal plus de pigeons. Elle m’a alors offert un sac de maïs. - For you! Take! me dit-elle. Ce à quoi je répondis que je n’en voulais pas. Elle m’a mis le sac dans les mains alors comme je suis bien élevée, je n’ai pas refusé son cadeau. J’en ai lancé aux pigeons qui se régalaient de ces graines séchées. La vielle dame m’a alors donné quelques sacs de plus et j’en ai mis dans ma main. En quelques secondes, j’avais des pigeons partout sur moi. J’en avais un sur la tête et j’avais très peur qu’il me laisse un petit résidu de maïs dans mes beaux cheveux Pantene. Pendant une seconde, j’ai cru reconnaitre Napoligeon, mais heureusement ce n’était que son demi-frère presque jumeau par alliance. Après tous ces moments de joie provoqués par le fameux maïs, la dame voulut m’en offrir encore. Je refusai puisque j’avais bien autre chose à faire et ce n’est pas si amusant que ça nourrir des pigeons. La vielle dame me dit alors : « It’s 100Bth! ». Quoi? Elle me demande de la payer? Je n’y comprenais plus rien. J’ai mis 10 bonnes secondes à réaliser que je m’étais fait avoir. Et elle me demandait 100Bth (environ 3$). Quelle arnaque. Je lui ai donné 30Bth et je suis partie. Elle était bien chanceuse, cette vielle chipie, que je lui aie donné quoi que ce soit! Non mais j’aime pas ça moi les gens malhonnêtes!




Je suis ensuite partie vers le quartier chinois. Encore une fois, comme je passais devant le Grand Palais, les chauffeurs de Tuk Tuk et de taxis me disaient « Palace, Palace ». Comme si quelqu’un qui marche dans ce coin là est nécessairement perdu! Après quelques minutes de marche, je suis arrivée dans un paradis de parfums et de couleurs. J’étais dans le marché des fleurs. Des millions de fleurs partout, toutes plus odorantes les unes des autres! De toutes les sortes, pour tous les goûts et à des prix ridicules si on compare avec ce qu’on paye au Canada. Je dirais que c’est environs 10 à 100 fois moins cher. Évidemment, il y avait plein plein d’orchidées un peu partout. C’est dommage parce qu’avec la température qu’il fait, j’ai l’impression que si j’en rapporte à ma chambre, elles vont être toutes fanées avant même que j’arrive. Ce marché est au moins à 45 minutes de ma chambre. Après cela, je me suis retrouvée dans le Little India. C’était plein de tissus kitchs et ça sentait le curry. Surprenant. J’y ai mangé un très bon poulet au curry. J’ai magasiné un peu ici et là et j’ai fait de belles découvertes. Il y a vraiment plein de choses intéressantes à acheter à Bangkok. J’ai marché un peu dans le quartier chinois, mais je me suis perdue. Je n’ai donc exploré que l’extrémité ouest du quartier. J’étais vraiment perdue comme je le suis rarement. À force de me promener dans les petites ruelles à la recherche d’exotisme, j’ai perdu ma trace de miettes de pain et je ne savais plus où j’étais. Ça sentait le fond d’ruelle asiatique et il n’y avait pas grand-chose mis à part quelques échoppes et restos ambulants. En continuant ma route dans les ruelles, j’ai fini par revenir à un endroit où j’étais passée. J’suis restée une bonne heure à tourner en rond avant de retrouver mon chemin. C'était la première fois que ça m’arrivait. J’ai ensuite discuté un peu avec un chauffeur d'autobus sur mon chemin du retour. Pour souper, j'ai encore mangé du poulet, mais cette fois tellement piquant, que j'en avais les lèvres en feu et que j'avais le nez qui coulait comme une champlure. Maudit qu'c'était bon! Ensuite, petite promenade traumatisante sur Kao San Road et soirée relaxe sur une terrasse en buvant quelques bières locales.

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