dimanche 20 janvier 2008
Mais... la suite
En me réveillant tranquillement dans la salle des soins intensifs, j'ai commencé à ressentir de vives douleurs. J'en ai informé l'infirmière. "no problem... we give you marphine!" Je me suis alors dit que j'allais enfin connaître les effets de la morphine! 15 minutes plus tard, je commençais à me tordre de douleurs. C'est devenu tellement intolérable comme douleur que je criais et avais des convulsions. C'était comme si on me déchirait et tailladait les muscles par l'intérieur. J.ai jamais connu pire souffrance. Pire que l'enfer. Pire que la fois où un dentiste m'avait planté son crochet dans le nerf d'une dent sans anesthésie.
Les pires douleurs, avec cris, convulsions et braillages incessants, ont duré p;us de 12hrs. 12hrs d'une souffrance que je ne pensais pas imaginable. Ils m'ont donné de la morphine, et encore plus de morphine pour réaliser que je fais partie de ces cas très rares qui sont insensibles aux opiacés. Ils ont tout essayé et tout ce qui m'aide un peu, c'est des somnifères et des calmants.
48hrs de souffrances vraiment extrême et c'est pas fini... mais ça diminue tranquillement.
samedi 19 janvier 2008
jeudi 17 janvier 2008
Dernier message… pour l’instant!
À+
Oh YES!!!



mercredi 16 janvier 2008
Fred Hamster Jr.
Fred et Bunny, deux de mes nouveaux amis qui se trouvent dans la cour intérieure de mon hôtel.
Petite salope à Châteauneuf
La personne qui a visité mon site est tombée dessus en faisant une recherche sur Google. Elle a cherché « Petite salope à Châteauneuf ». C’est rassurant de savoir que si on cherche salope et Châteauneuf ensemble sur Google, on me trouve!
Shopping
Bon… aujourd’hui, je voulais prendre une journée de congé. J’aurais pu aller à la plage et me détendre un peu aux sons des vagues, mais je suis un peu trop nerveuse pour me détendre. Pour la première fois depuis le début de mon voyage, je me suis levée très tard. Il était 9h00! En voyage c’est tard en maudit ça. D’habitude, je me lève avant le soleil. Y’a pas plus charmant que la vie qui s’éveille aux aurores. Les bruits, les odeurs et les couleurs ne sont pas les mêmes. Tout est calme et beau. La seule chose que j’aimais lorsque je travaillais au restaurant l’Astral à l’hôtel le Cons-Corde de Québec, c’était les magnifiques levés de soleils auxquels j’avais droit. Les couleurs étaient tellement vivent et dansantes.J’ai donc manqué ce joli spectacle ce matin! Comme je commence à être un brin pas mal beaucoup nerveuse pour l’opération, j’ai décidé de prendre ça relax aujourd’hui. Pas de promenades un peu partout, pas d’explorations outre mesure… une journée de repos quoi. À 10h30 j’étais déjà sur la route. J’ai exploré un peu les environs de l’hôtel et les ruelles. Je suis allé dans la jungle pour prendre des photos. Ha ha… la jungle! C’était juste un petit coin de végétation ben ordinaire mais avec des plantes que je ne connaissais pas. Pendant mon exploration, où j’ai rencontré toutes sortes de bibittes, je me suis fait littéralement bouffer par les moustiques! C’était la première fois que j’étais en contact avec des moustiques en Thaïlande et je me suis fait prendre par surprise. Quand j’ai réalisé que j’étais entrain de me faire vampiriser les varices, il était déjà trop tard. J’ai des piqures tout le long des jambes. J’espère seulement que ce n’était pas des moustiques porteurs de la malaria. J’avais fait une super présentation sur la malaria dans un cours sur les parasites en anthropologie. Ce n’est pas le pire des parasites, loin de là, mais c’est désagréable de trainer ça toute sa vie! En sortant de ce coin de flore exotique, une fourmi, sortie d’on n’sait où, m’a mordue le bras! C’était une grosse fourmi rougeâtre. J’ai donc aussi une grosse boursouflure sur le bras gauche. C’est quand même moins pire qu’une attaque aux fourmis rouges que j’avais vécus en Haïti. Pendant que je creusais pour construire une route, des dizaines de fourmis m’étaient montées sur les jambes sans que je m’en aperçoivent et m’avaient toutes mordues en même temps. Vous auriez du me voir danser!
Suite à cette visite 'horticulturelle', j’ai décidé d’essayer de relaxer. Quoi de mieux dans ces cas là que d’aller magasiner! En tant que bonne consommatrice matérialiste excessive et surendettée, je ne pouvais que mettre un peu de baume sur mon cœur en achetant des choses… n’importe quoi! Comme c’est pathétique! Mais bon… je ne suis pas parfaite et je m’assume. Je suis donc allée au BIG-C. C’est un gros centre d’achat situé à deux minutes de mon hôtel. Une partie du centre d’achat est comme un gros Wal-Mart. On peut y acheter un vélo, une télé ACL, des Q-Tips ou un bikini. Les prix ne sont pas extraordinairement bas, mais ils sont certainement plus bas que ce que j’ai vu sur Kao San Road. On peut donc y acheter des vêtements pas trop chers. J’en ai donc profité pour dépenser!!! Depuis que je suis arrivée, je vis avec un budget très serré. J’ai vérifié ce qu’il me restait dans mon compte et j’ai fait un gros retrait au guichet du coin. En tout, j’ai dépensé près de 60$! C’est beaucoup ici! J’ai acheté plein de bouffe (que je ne pourrai pas manger avant d’entrer à l’hôpital), des films thaïlandais, une carte mémoire pour mon Canon (parce qu’il y a 3 jours, je l’ai emplie en une journée!), et évidemment, des vêtements. Je me suis acheté trois paires de shorts, une jupe un peu trop courte pour la plage et un magnifique chandail avec des dragons. Tout ça pour un prix plus que raisonnable. Ce qui m’a coûté le plus cher, c’est les films et la carte mémoire. Comme je voulais acheter des films thaïlandais, c’était plus éthique d’acheter des originaux (qui sont 3 fois plus chers). Malheureusement, j’ai acheté un film qui est en thaï sans sous-titre. J’vais devoir déduire par les images.Bon… c’est assez. J’suis tannée et j’en ai encore écris plus long que je pensais! Là j’vais aller regarder un film à l’air climatisé en essayant de décompresser. J’entre à l’hôpital dans environs 12 heures… Et je ne sais pas si je vais avoir accès à Internet dans ma chambre. Ça me ferait vraiment beaucoup chier que ça ne marche pas. J’ai Internet dans ma chambre d’hôtel, mais ça ne fonctionne pas. Le technicien qui s’occupe du réseau dit que c’est mon laptop le problème! Alors si tel est le cas, ça veut dire que ça ne marchera pas à l’hôpital!!! Misère! Si je n’ai pas Internet, comment est-ce que je vais pouvoir écrire des romans sur la moindre de mes sensations, douleurs ou réflexions?
L’inconfort
Suite à mes relations avec la gent touristique en Thaïlande, j’en suis venue à une réflexion toute simple, mais pleine de sens. Mes relations, que ce soit avec mes amies, au boulot ou lors de nouvelles rencontres, se terminent toujours de la même façon. Très rapidement, je n’ai plus de nouvelles de ces relations, et je n’en donne pas plus. C’est donc pourquoi je suis, depuis quelques temps, plutôt seule dans la vie. Je me demandais alors, mais pourquoi suis-je si seule, moi qui suit tellement une personne de relations. J’ai besoin des autres pour vivre et je suis presqu’incapable de vivre seule avec moi-même. Alors qu’est-ce qui fait que je suis seule même dans un groupe ou une foule? Comme je le disais, je me suis posé cette question en étant en contact avec les touristes. Une pratique qui est très courante parmi les touristes, et ce particulièrement lors des transports en commun, c’est de parler les uns avec les autres. D’où viens-tu, que fais-tu, tu es ici pour combien de temps… ? Toutes des questions qui servent à être en relation, à échanger. Hé bien voilà qu’il semble impossible que je sois en relation avec qui que ce soit. Pourtant, à une époque vraiment pas si lointaine, tout le monde me parlait et je parlais à tout le monde. J’étais même relativement populaire lorsque j’étais aux études. Alors que c’est-il passé pour que je devienne intouchable?
Je pense que c’est en grande partie à cause de l’inconfort que je provoque. Face à l’inconnu, à l’étrange, les gens sont inconfortables et on sait tous que personne n’aime être inconfortable. Alors la meilleure chose à faire quand on ne veut pas être inconfortable, c’est d’éviter les situations (ou les gens) qui causent l’inconfort. Alors on m’évite. Ou, ce qui arrive la plupart du temps, c’est que quelqu’un vient me parler ou que j’entame une conversation avec quelqu’un et cette personne, ne sachant trop quoi penser de moi, se posant des questions, devient très mal à l’aise et trouve généralement une façon de me faire comprendre qu’elle n’aime pas être mal à l’aise. Je comprends très bien cette réaction. Toute ma vie j’ai vécue dans le malaise le plus profond. Toute ma vie, j’ai voulu arrêter de vivre ce malaise qui était aussi un malêtre. Et maintenant que j’ai enfin trouvé les moyens d’être un peu mieux dans la vie, je deviens objet de malaise! Ce que j’ai toujours redouté le plus, être seule ou exclue, m’arrive juste parce que j’ai choisi la vie. Je sais que c’est pas mal lourd et négatif comme message juste avant une opération tellement importante, mais je ne peux pas faire autrement que constater. Comme une cancéreuse ou une personne atteinte de paralysie cérébrale, je cause le malaise chez la plupart des gens. C’est lourd à porter… très lourd. Tout ça à cause d’un taux de testostérone juste un peu trop élevé pour une fille! Tout ça à cause d’une grosse face carrée et d’une voix un peu trop grave.
Je sais que je devrais juste me foutre de ce que les autres pensent, mais j’en suis incapable. J’ai besoin qu’on m’aime et qu’on me respecte. J’ai besoin qu’on comprenne que ce que je vis, ce n’est pas par choix, mais juste pour une question de survie. N’importe qui en situation de mort imminente ferait tout en son possible pour survivre. Ce n’est pas une question de courage, de choix ou de réalisation de rêve, c’est juste une question de SURVIE.
J’ai donc des craintes. J’ai peur d’être encore seule quand je vais revenir à Montréal. C’est pas facile d’être entourée de touristes qui font la fête et de ne pas participer. Je sais bien que le fait que je suis mal à l’aise rends les autres encore plus mal à l’aise, mais je ne suis pas capable de ne pas réagir à ce que je perçois chez les autres. Je ne suis pas capable de me foutre de ce que les autres peuvent penser de moi. Le seul moyen que j’ai trouvé pour l’instant d’être vraiment à l’aise, d’arrêter de penser à tout et de ne pas trop me poser de question sur ce que pensent les autres, c’est avec la drogue et l’alcool. Mais ce n’est pas une solution « mature »! Est-ce qu’en revenant à Montréal je vais commencer à être gelée la plupart du temps pour ne plus être blessée par l’ignorance ou les malaises des autres? J’ai bien peur que oui… et c’est quand même dommage. Faut croire que je n’ai plus l’tour pour les relations humaines. Dans l’fond, si je semble n’avoir plus aucune aptitude sociale, c’est peut-être qu’inconsciemment je préfère être seule. Les gens doivent percevoir que je ne suis pas intéressée plus qui faut à entrer en relation. Pourtant… En plus, en étant à l’étranger, j’ai l’impression d’être sans attache. J’ai tellement de passions et y’a tellement de choses que j’ai envie de faire. Mais quand on n’a pas d’attache, on fait ça où, comment. Je suis en Thaïlande et comme quand j’étais en Chine, j’ai l’impression que je pourrais vivre ici… que ça ne serait pas tellement différent qu’à Montréal, Beijing ou Paris. Entéka… je délire un peu. Je suis fatiguée.
Vous aurez peut-être compris qu’ayant plus de temps pour réfléchir et que mon opération n’est que dans deux jours, cela fait en sorte que des réflexions du genre me viennent. J’avais besoin de le partager. C’est pas mal exhibitionniste, mais une fois de temps en temps, ça fait du bien. En résumé, je ne suis pas une personne très équilibrée!
mardi 15 janvier 2008
Allo Phuket!
Tout a débuté avec la réservation de mes billets avant mon départ. Comme c’est encore la saison forte et qu’il y a plein de gens en vacances, les billets se font rares. Je voulais être en première classe question de me payer du luxe au moins une fois pendant mon aventure. Impossible, tout était déjà plein. Ok… alors en seconde classe avec air conditionné alors! Non plus, il n’y avait plus de places de disponibles! Merde! Alors, en seconde avec ventilateurs seulement. Là, il y avait encore des places. Bon… j’me disais que l’avantage serait que je serais avec les Thaïs et un peu plus loin des touristes et qu’au moins j’avais une couchette. Je pourrais peut-être ainsi échanger avec des Thaïlandais tout en pratiquant mon très mince vocabulaire qui ne s’épaissi pas assez rapidement à mon goût. Maintenant que mes billets étaient réservés, pour la quand même pas si modique somme de 900Baths (un peu moins de 30$), il ne me restait plus qu’à relaxer un peu en attendant mon départ. Évidemment, j’arrive rarement à juste relaxer et ne rien faire, alors je suis allée me promener un peu. Je devais quitter le guesthouse à 16h00, ce qui me donnait pas mal de temps à tuer. Je me suis donc armée d’un roman, de mon appareil photo et d’une grosse bouteille d’eau dans le but d’aller à la chasse au temps. J’ai réussi à en tuer un peu en me reposant un bon deux heures dans un parc près de la rivière ‘quelquechose’. Quand je suis revenue au guesthouse, vers 15h00, je commençais à avoir pas mal faim. Je n’avais encore rien mangé de toute la journée. N’écoutant que mon appétit de gloutonne boulimique, j’ai commandé un Pad Thaï Khaï (Pad Thaï au poulet) avec une bonne bière ben frette.
Vous me pardonnerez ici d’insister sur le fait que le Pad Thaï était vraiment plus qu’excellent. Bien piquant, avec plein d’arachides et un soupçon d’agrume!!! Miam miam! Je dirais même MÉGA-miam!
À 16h00, j’embarquais donc dans le taxi me menant au train. Une fois à la gare, il était très facile de trouver son chemin puisque des employés sont attitrés au guidage des perdues comme moi. J’ai finalement trouvé mon wagon, le wagon no. 15. En entrant, j’ai trouvé ma couchette, la no. 7. J’étais vraiment surprise, elle était très belle, très confortable et l’air qui sortait de la ventilation était plutôt frais! Pas si mal que ça la seconde classe avec ventilateur! Tandis que je m’installais confortablement dans mon lit douillet, un contrôleur est passé et m’a demandé s’il pouvait voir mon billet. Avec plaisir! Oups! Il m’a gentiment dit que je devais quitter; que je n’étais pas dans le bon wagon! Double merde! J’étais dans le Wagon 15-1 alors que ma place était dans le wagon 15-2. En entrant dans le wagon 15-2, j’ai mieux compris le sens de seconde classe! C’est vraiment être d’un rang inférieur! Ce n’était plus de magnifiques couchettes aussi bien rembourrées que mon arrière-train, c’était plutôt des banquettes convertibles en pseudo-lit. Des banquettes en cuirette en plus. Je déteste, non… j’abhorre la cuirette!!! Je ne sais pas si c’est le même qui a inventé les kits en cuir sado-maso qui a inventé la cuirette, mais il mériterait le prix de l’invention la plus désagréable. Au moins, quand il fait 35°C, du cuir, ça respire un peu et du coton encore plus, mais de la cuirette… ça vous colle à la peau et vous transforme le fessier en culture bactériologique en milieu humide! Non mais moi la cuirette ça m’fait suer d’la craque! C’est-tu assez clair! Alors dans le train, c’étais pas trop pire puisque moins de deux heures après avoir quitté, je me retrouvais sur mon simili-lit. Mais dans l’autobus, j’allais passer 7 longues heures que mon derrière ne va pas me pardonner de sitôt!On a donc fini par quitter! Cela faisait déjà près de 4hrs que j’étais descendue du train! Et on ne faisait que partir! La ronde des p’tits cochons a alors débuté! Évidemment, on ne pouvait pas juste partir pour Phuet Town! Mais non… ça serait trop simple! Il fallait faire le tour de la ville de Suratthani pour ramasser le plus de gens possible! Arrête ici, avance un peu, arrête là, avance encore un peu, arrête encore ici pour acheter un cola et encore là pour parler au cellulaire! C’était interminable et la guerre entre mon fessier, l’humidité à 98% et la cuirette était déjà bien entamée! Quand on a fini par sembler quitter la ville, j’ai compris qu’on allait arrêter un peu partout en chemin. C’était comme un autobus de ville, avec plein d’arrêts et de détours! Avec tout ça, je suis arrivée vers 14h30 à la gare d’autobus de Phuket Town!
Mais vous savez quoi? Ça valait mauditement la peine de prendre le train et l’autobus parce que ça m’a donné le temps d’apprécier le trajet à une vitesse plus humaine que l’avion et surtout à hauteur d’homme. J’ai eu la chance de voir des paysages vraiment magnifiques! Des plantations d’hévéas, des cocotiers, des bananiers, des montagnes majestueuses, des grottes profondes et sombres qui semblaient receler des trésors enfouis, des troupeaux de bovins à l’air malin ou encore des maisonnettes sur pilotis ou dans les arbres qui semblaient presque flotter au dessus d’une végétation tellement luxuriante! Tout cela était tellement beau qu’il ne m’est même pas venu à l’idée d’en prendre photo! Il fallait le vivre c’est tout. À mon arrivée à Phuket Town, je me suis dirigée ver le Phuket International Hospital. Ça m’a semblé pas mal chic et surtout très propre. Une représentante est alors venue m’accueillir et m’a expliqué le déroulement des prochains jours. Elle m’a ensuite informée qu’une chambre d’hôtel m’attendait tout près de l’hôpital et que je pourrais m’y reposer en attendant qu’elle vienne me chercher jeudi matin. Je suis donc maintenant dans cette chambre qui, pour moi, est pas mal luxueuse! Je vais donc essayer de relaxer et de décompresser avant l’opération. J’ai l’impression que ça ne sera pas facile parce que le stress commence à être pas mal au maximum! Mais bon… j’ai l’habitude alors je devrais bien passer au travers!

lundi 14 janvier 2008
Bye bye Bangkok
Alors pas de mes longs romans pour au moins une journee! Snif snif...
