dimanche 13 janvier 2008

Journée de montagnes russes

J’ai vraiment vécu toute une journée forte en émotions. Tout a débuté par une balade le long des canaux. Il y règne un calme très agréable. Les gens, comme partout où je suis allée jusqu’à maintenant, sont très sympathiques et aiment faire contact avec les Farang. En me promenant le long des canaux, c’est un peu comme si je me promenais dans la cour arrière des gens. C’est un brin intimidant, mais les gens ne semblaient pas du tout s’en offusquer. Je marchais ainsi, me remplissant les yeux d’images, les oreilles de sons et même le nez d’odeurs quand je suis tombée sur deux jeunes garçons qui jouaient près du canal. Ils sont venus vers moi pour me saluer. « Sawasdee krap », me dirent-ils. Ce à quoi je répondis : « Sawasdee kha ». Comme une conversation ne va pas très loin juste en se saluant, j’ai commencé à leur poser des questions en mimant et en faisant des signes. J’ai appris qu’ils habitaient tout près, sur le bord de l’eau et qu’ils aimaient beaucoup la photographie. Je leur ai montré les photos que j’avais prises un peu plus tôt et ils trouvaient ça très drôle. Le plus vieux m’a alors fait comprendre qu’il voulait que je prenne des photos d’eux sautant dans le canal. Eurk! Moi je ne sauterais pas là dedans. Ça semble encore plus pollué que les canaux de Venise. Quoique je ne sois jamais allée à Venise, alors je ne peux pas comparer. Mais bon… ils étaient très motivés et étaient déjà en costume de bain. Le plus vieux avait même des lunettes de natation alors j’imagine qu’ils prévoyaient déjà se baigner avant que j’arrive. J’ai donc pris quelques photos d’eux plongeant dans le canal. Ils étaient ravis de voir les résultats… même si ce n’étaient pas de très bonnes photos. J’ai ensuite filmé un petit bout de vidéo que voici.

Par la suite, je suis arrivée dans un quartier qui m’a vraiment bouleversée. J’ai écrit un texte intitulé « Ma vie de chien » juste sur cette partie de ma journée.


Après l’expérience traumatisante que je venais de vivre, j’ai décidé de retourner à ma chambre pour me reposer un peu. Il était environ 13h00 et je n’avais pas encore dîné. De toute façon, je n’avais pas d’appétit. Sur la route du retour, j’ai emprunté un autre chemin pour faire différent. Je suis arrivée au temple Wat Saket (Golden Mount). Après ce que je venais de voir, le contraste était saisissant. La splendeur et la richesse des lieux étaient presque intimidantes. C’était vraiment magnifique, presque trop. Quand on pense à tout ce que ça a pu coûter pour tout ça. C’est un peu comme nos grandes églises au Québec. Tellement d’argent a été investi dans la religion tandis que des humains mourraient de faim! J’ai débuté par l’ascension du Mont Doré. On a une très belle vue sur toute la ville de là haut. Ça permet aussi de voir à quel point la ville est polluée. C’est un peu comme à Beijing, le ciel est voilé par une couche de smog un peu orangée qui fait en sorte que le ciel bleu est minoritaire. À l’intérieur, il y a des statuettes de Buddha et des gens qui prient ou qui prennent des photos. Sur la photo suivante, on voit Wat Saket en arrière-plan.


Je suis donc redescendue pour aller visiter les autres temples qui se trouvent juste à côté. Il y a tellement de temples à Bangkok, que je suis certaine que même en trois semaines, il serait presque impossible de tous les visiter. Le second temple que j’ai visité était beaucoup plus beau et encore plus impressionnant. Tout était nickel. Trop propre et trop tranquille. Il y avait des Bouddhas tout autour du temple. Surement une bonne centaine de statues toutes différentes les unes des autres. Au centre, il magnifique immeuble avec une énorme statue de Bouddha. Désolée de ne pas donner les noms des lieux, je n’en ai aucune idée et je trouve que les noms, ce n’est pas très important. Ce qui compte, c’est la beauté, l’émotion et ce que ça nous apporte. Je suis restée au moins trente minutes à l’intérieur du temple à admirer, méditer et apprécier le moment. C’était magique. Un beau moment de recueillement.

En continuant ma promenade, je suis tombée sur trois moines fort sympathiques. J’étais un peu intimidée, parce que j’avais lu que les moines évitent autant que possible les contacts avec la gent féminine. Si par exemple je veux donner de l’argent ou quelque chose à un moine, je dois le faire par le biais d’un homme. Mais avec ces jeunes bonzes, ça ne semblait pas être le cas. Ils sont venus me parler en me posant les questions habituelles. L’un d’eux parlait au cellulaire et un autre fumait. C’est pas l’image qu’on a en tête quand on pense à un moine. Il faut dire que la majorité des garçons thaïs sont moines au moins quelques mois dans leur vie. En constatant que j’avais appris quelques mots thaïs, ils ont été pas mal impressionnés. Ils ne parlaient pas beaucoup anglais, mais on a quand même pu échanger un peu. Je leur ai entre autres raconté que j’avais acheté des sacs de moines parce que je les trouvais jolis. Ils ont trouvé cela très drôle. Ils m’ont dit que je pourrais même acheter une tunique de moine, me raser la tête et me déguiser en moine. Ha ha… moi me travestir en gars! Non merci!!! Drag King c’est pas pour moi. Après notre petite conversation, ils ont voulu que je les prenne en photo. Alors les voici. Malheureusement, je n’ai pas du tout retenu leurs noms.

Allume… allume tes 100 Watts

J’aurais aussi pu nommer ce post « Moi mes souliers ont beaucoup voyagé ». J’ai tellement mal aux pieds. Je marche en moyenne 6 a 8hrs par jours depuis que je suis arrivée. Évidemment, je fais des pauses ici et là, je m’arrête pour parler avec des gens ou prendre des photos, mais la majeure partie du temps, je marche. Résultat, j’ai tellement d’ampoules, crevé ou non, sur et sous les pieds, que j’ai maintenant pas mal de difficulté à marcher. Depuis que je suis revenue de ma journée de marche, j’ai l’impression de marcher comme une vielle chinoise de 98 ans qui a les pieds en « lotus d’Or », qui a eu la polio et qui soufre d’arthrite. Alors ce soir je dois absolument me discipliner et ne pas trop marcher. J’dois prendre une pause et penser mes blessures. L’ennuie c’est que comme je transpire beaucoup et qu’il y a tellement de saleté dehors, quand je mets un sparadrap, il ne reste en place qu’une heure ou deux. Il ne me reste qu’à mettre des souliers avec des bas. Mais l’idée de porter des bas quand il fait 34C et qu’on marche des kilomètres ne me fait pas triper. De toute façon, je dois normalement quitter Bangkok demain pour le Sud. Je vais prendre le train de nuit (avec couchette) qui met 14hrs à se rendre près de Phuket pour ensuite prendre l’autobus jusqu’à Phuket Town. En tout, ça va me faire près de 20hrs de trajet. En avion ça me prendrait 1h et me coûterait seulement 25$ de plus. Mais j’aime voyager lentement, prendre mon temps, rencontrer des gens et discuter, voir du paysage et avoir le temps de l’apprécier un peu. Si j’avais assez de temps, je ferais le trajet en Big Wheel.

Ma vie de chien

J’ai l’habitude de dire, et de penser, que la vie est généralement une belle grosse salope. En effet, la vie est loin d’être facile pour tout l’monde. Quand on ne passe pas 30 ans de sa vie dans un corps difforme, on est pauvre ou seul ou tout simplement pas heureux. Ça fait partie d’la vie. C’est comme ça et on peut soit l’accepter, soit se rebeller. Moi j’ai décidé de m’appliquer à ne plus laisser la vie me faire chier. Je lui dis d’aller se faire mettre à cette grosse salope. En me promenant aujourd’hui je suis arrivée dans un quartier de Bangkok vraiment défavorisé. Il y avait beaucoup de mendiants, des gens âgés, handicapés, des mères seules avec 3 jeunes enfants qui avaient l’air de ne pas avoir mangés depuis des jours… des gens qu’on pourrait appeler des éclopés d’la vie. J’ai donné un peu d’argent ici et là, mais qu’est-ce que ça va vraiment changer dans leur vie? Est-ce que mon geste va changer quoi que ce soit? Non! Au mieux, ceux à qui j’ai donné l’équivalent d’à peine 1$ vont pouvoir se payer un peu de bouffe… pour seulement un repas.

Dans ce quartier où j’étais, il y avait des chiens partout. Des chiens laids, maganés, pleins de plaques et parfois blessés. Des chiens abandonnés par la vie, seuls et tristes. J’ai rencontré un chien qui était derrière une clôture. Il braillait littéralement. Non pas des petits sons tristes comme le font parfois les chiens quand ils s’ennuient ou ont un peu d’pépeine! C’était carrément des pleurs de souffrances et d’implorations. On aurait dit qu’il me demandait de mettre fin à ses souffrances. Il boitait légèrement, avait un œil crevé d’où sortait un pu blanchâtre, avait des plaques sur le corps et plusieurs kystes ici et là. J’ai failli en brailler tellement il faisait pitié avec ses cris et son regard suppliant. Juste en écrivant cela, les larmes me viennent aux yeux. Le pire, c’est que des humains, juste à côté, vivaient quelque chose de similaire. Sous un viaduc, des dizaines de personnes vivaient à même les détritus qu’ils triaient, surement dans l’espoir de trouver quelque chose d’utile ou de valeur. L’odeur était tellement nauséabonde qu’il m’est presque impossible de la décrire en mots. Imaginez un sac-poubelle contenant tout ce qui sent le plus mauvais (vomi, nourriture avariée, couches pleines, etc.) qui aurait été laissé au soleil à 32C pendant trois jours et en l’ouvrant, vous prenez une grande respiration en inspirant par le nez et par la bouche. C’est le genre d’odeur qui régnait en ces lieux. Ces gens-là vivent vraiment, selon moi, une vie de chien! C’est quand je vois des choses comme ça que mon idée que la vie est une salope ne fait que se renforcer! Comprenez-moi bien, je sais apprécier tout ce que la vie m’apporte de bon. Mais je ne fermerai jamais les yeux devant la merde que j’ai eus et que j’ai dans ma vie et celle que les autres ont. Un grand poète de chez nous a écrit :


On a tous sa marde à manger dans la vie
Le bonheur c’est rien qu’une question d’appétit
On a tous sa marde à manger dans la vie
Ouvre ta gueule, prend ta bouché et puis souris

(Plume Latraverse)

Question de faire passer tout le négatif que je viens de cracher, finissons sur une note un peu plus humoristique. Dans ce même quartier des éclopés, j’ai trouvé un chien qui s’en sort pas mal. Il s’est fait un abri, quête un peu et va visionner un film de temps en temps à La Grande Bibliothèque.

samedi 12 janvier 2008

Little Bouddha

Une autre journée bien remplie. Encore une fois, je me suis levée pas mal tôt. Ça me donne plus de temps pour me promener, visiter, explorer. Aujourd’hui, je voulais aller plus loin dans le quartier chinois. Finalement, je ne l’ai pas vraiment fait. Je suis restée plutôt au nord du quartier chinois. C’est en ne suivant pas d’itinéraire précis que j’ai pu arriver dans un coin qui vendait plein de trucs bouddhistes, la majorité étant des statues. Je ne sais pas si ce coin a un nom, mais je l’ai surnommé le marché bouddhiste. Il y avait tellement plein de belles choses. C’est difficile de ne pas tout acheter et de se contrôler. Mais comme je suis une pro du self-control, je n’ai pas acheté toutes les belles statues, cloches ou miniatures que j’ai vues. Mais quand je suis tombée sur une boutique qui vendait des « kits » pour les moines et surtout des sacs, je n’ai pas pu résister. Il y avait de très beaux sacs, de bonne qualité et bien faits, qui servaient à présenter des kits d’hygiène personnels pour moines. Ben quoi? Un moine aussi ça doit se laver et prendre soin de lui de temps en temps. J’ai donc demandé à une vendeuse qui ne parlait pas un mot anglais si elle vendait les sacs seuls. Hé bien attaché votre Turc avec du barbelé parce que vous ne le croirez pas… elle en avait! J’étais flabbergastée! Ils étaient trop mignons et me regardaient avec de gros yeux ronds en disant d’une petite voix de dessins animés : « Achète-nous, achète-nous! ». Comme je suis facile à charmer, je me suis pliée à leurs implorations et j’en ai acheté deux. Il n’y a qu’un problème… je ne suis pas moine! Officiellement, seuls les moines, donc des hommes, peuvent porter ces sacs. Mais une fois de retour à la maison, qui va le savoir! Sur les sacs, c’est écrit « Longue vie au Roi » et le logo, si j’ai bien compris, c’est le logo de la Royauté. Il est partout, sur les bus, sur le drapeau jaune du Royaume de Siam, sur des pins ou des vêtements. Un serveur à l’hôtel où je loge m’a bien avertie que le sac ne doit jamais toucher le sol! Ce serait une insulte pour le Roi et tout le peuple Taï! Par la suite, je suis passée à un cheveu de me faire arnaquer. Une histoire d’agence Officielle de tourisme! Les prix étaient 3 fois plus chers que ce que j’avais magasiné. J’ai réussi à sortir de là en disant que je devais absolument appeler mon père avant pour vérifier des dates de départ et tout…! Je l’ai échappé belle.

En me promenant, j’ai visité quelques temples et ruelles. J’ai bien aimé le temple sur la photo qui suit. La photo est prise de derrière le temple. J’imagine que de devant c’est encore plus joli. C’est le temple Wat Ratchanatdaram Worawihan. Mais quelle importance. Tout ce qui compte, c’est qu’il est très beau avec ses contrastes de blanc et de noir. Pour souper, j’ai mangé un Pad Thai trop délicieux!!!

P.-S. Pour ceux qui trouvent que j’écris trop et que c’est trop long à lire, ben j’suis désolée. Moi j’aime ça écrire et décrire en plus qu’une ligne. Si je ne me retenais pas et si je prenais plus de temps, je pourrais écrire des pages et des pages chaque jour, décrivant les parfums, les couleurs, les goûts et les sensations. Juste la description d’un arbre pourrait se faire en quelques pages. Je suis la Proust, version cheap et épurée sur un blogue de voyage, du 21e siècle!

vendredi 11 janvier 2008

Kao San Road!

Pour la première fois depuis que je suis arrivée, j’ai mis les pieds sur Kao San Road. J’en suis encore bouche bée! Tout ce que je trouve à dire, c’est Oh My Fucking God! Si j’ai à remettre les pieds là, ça va être contre mon gré et seulement pour aller acheter quelques copies que j’ai promis d’acheter. Cette rue est pire que tout ce que j’avais imaginé! Des centaines de boutiques vendant vraiment, mais vraiment n’importe quoi qui pourraient intéresser les touristes. Plein de bidules pour iPod, pour cellulaires, bien sûr des copies (parfums, vêtements, sacs, CD/DVD, etc.), des T-shirts du genre « I’m With Stupid » ou « I Love Thailand » et toutes sortes de cossins de moindre qualité. En plus, les prix que j’ai vus étaient presque le double de ce que j’ai vu ailleurs. En gros, Kao San Road c’est le marché aux puces de Ste-Eustache avec moins de casettes country et plus de dreads. J’ai d’ailleurs jamais vu autant de dreads au mètre carré! Comprenez-moi bien, je ne juge pas du tout ce genre de lieux et ceux qui s’y tiennent, mais c’est tellement pas mon genre. Moi, aller dans un autre pays pour me rassembler avec des gens d’autres pays (surtout pas du pays où je suis) pour jouer du Cat Steven à la guitare autour de quelques grosses bières tout en préparant le party du lendemain, ça me dépasse. Pourquoi aller dans un autre pays si c’est pour ne lier aucun lien avec les gens qui l’habitent? Pourquoi aller explorer l’ailleurs si c’est pour tout faire pour ne pas être dépaysé? Moi c’est ce qui me déçoit le plus jusqu’à maintenant. Mes contacts avec les Thaï sont trop peu nombreux et je me sens toujours envahie par les touristes.

En fin d’après-midi, j’étais en train de discuter avec un chauffeur d’autobus qui m’expliquait que je dois absolument visiter le Nord-Est, que c’est là que la vraie culture thaïe se trouve lorsque nous avons été abruptement interrompus. Il était vraiment très gentil et me donnait plein de conseils et m’en apprenait un peu plus sur la culture et la vie en Thaïlande. Il ne parlait pas très bien anglais, mais on se comprenait. C’est à ce moment qu’une horde de touristes allemands baby-boomers est arrivée. Le guide accompagnateur a alors parlé au chauffeur, qui se trouvait être le chauffeur de leur autobus touristique. Il m’a ensuite remerciée pour notre conversation tout en ajoutant : « I have to go, they whant go McDonald ». Quel dommage de se faire interrompre par des touristes allemands voulant aller manger au McDo! Le pire dans tout ça, c’est qu’il m’est passé par la tête que ça ne serait pas mauvais des McCroquettes! Satan sort de ce corps!!! Quand j’étais en Chine, je suis allée au McDo ou au KFC au moins 3 ou 4 fois en trois mois et je me sentais coupable à chaque fois. Faut-tu être américanisée! Aller dans un fastfood américain une fois par mois à l’étranger alors que chez moi je n’y vais que très rarement. T’as accès au coin d’la rue à de la bouffe hyper bonne, en général très fraiche et surtout tellement parfumée et savoureuse et tu vas au McDo te payer du manger mou! Maudit lavage de cerveau. Moi c’est les joyeux festins qui m’ont eue quand j’étais jeune!!! Et ils ne font pas de méthadone pour le McDo et toutes les autres scrapes du genre. Le pire c’est que j’ai bien peur de cracker si je reste trop longtemps entourée de Farang (étrangers occidentaux en Thaïlande).

The Birds : Part II

Hier, j’ai décidé d’aller dans le quartier chinois. Je savais à peu près par où aller alors j’ai pris un peu d’argent, mon appareil photo et je suis partie vers 8h00. Sur ma route, je passais par le même parc où, avant-hier, j’avais été sauvagement attaquée par des pigeons zombies assoiffés de sang. Je sais maintenant que ce parc se nome Sanam Luang. Je me suis assise à un banc parce qu’un de mes souliers me faisait mal. Mon pansement était tombé. Alors que j’étais assise, quelques pigeons sont venus s’attrouper autour de moi. Heureusement, je ne voyais pas le méchant pigeon en chef (que j’ai surnommé Napoligeon). Une vielle femme jetait du maïs aux pigeons un banc plus loin. Elle est venue s’assoir à côté de moi et a commencé à me parler. Les questions habituelles. D’où viens-tu, pour combien de temps, tu aimes et bla bla bla. Elle était quand même assez gentille, même si elle ne savait que quelques mots en anglais et qu’elle ma parlait plus en thaï qu’en anglais. Pendant ce temps, elle lançait du maïs ici et là. Il commençait à y avoir pas mal plus de pigeons. Elle m’a alors offert un sac de maïs. - For you! Take! me dit-elle. Ce à quoi je répondis que je n’en voulais pas. Elle m’a mis le sac dans les mains alors comme je suis bien élevée, je n’ai pas refusé son cadeau. J’en ai lancé aux pigeons qui se régalaient de ces graines séchées. La vielle dame m’a alors donné quelques sacs de plus et j’en ai mis dans ma main. En quelques secondes, j’avais des pigeons partout sur moi. J’en avais un sur la tête et j’avais très peur qu’il me laisse un petit résidu de maïs dans mes beaux cheveux Pantene. Pendant une seconde, j’ai cru reconnaitre Napoligeon, mais heureusement ce n’était que son demi-frère presque jumeau par alliance. Après tous ces moments de joie provoqués par le fameux maïs, la dame voulut m’en offrir encore. Je refusai puisque j’avais bien autre chose à faire et ce n’est pas si amusant que ça nourrir des pigeons. La vielle dame me dit alors : « It’s 100Bth! ». Quoi? Elle me demande de la payer? Je n’y comprenais plus rien. J’ai mis 10 bonnes secondes à réaliser que je m’étais fait avoir. Et elle me demandait 100Bth (environ 3$). Quelle arnaque. Je lui ai donné 30Bth et je suis partie. Elle était bien chanceuse, cette vielle chipie, que je lui aie donné quoi que ce soit! Non mais j’aime pas ça moi les gens malhonnêtes!




Je suis ensuite partie vers le quartier chinois. Encore une fois, comme je passais devant le Grand Palais, les chauffeurs de Tuk Tuk et de taxis me disaient « Palace, Palace ». Comme si quelqu’un qui marche dans ce coin là est nécessairement perdu! Après quelques minutes de marche, je suis arrivée dans un paradis de parfums et de couleurs. J’étais dans le marché des fleurs. Des millions de fleurs partout, toutes plus odorantes les unes des autres! De toutes les sortes, pour tous les goûts et à des prix ridicules si on compare avec ce qu’on paye au Canada. Je dirais que c’est environs 10 à 100 fois moins cher. Évidemment, il y avait plein plein d’orchidées un peu partout. C’est dommage parce qu’avec la température qu’il fait, j’ai l’impression que si j’en rapporte à ma chambre, elles vont être toutes fanées avant même que j’arrive. Ce marché est au moins à 45 minutes de ma chambre. Après cela, je me suis retrouvée dans le Little India. C’était plein de tissus kitchs et ça sentait le curry. Surprenant. J’y ai mangé un très bon poulet au curry. J’ai magasiné un peu ici et là et j’ai fait de belles découvertes. Il y a vraiment plein de choses intéressantes à acheter à Bangkok. J’ai marché un peu dans le quartier chinois, mais je me suis perdue. Je n’ai donc exploré que l’extrémité ouest du quartier. J’étais vraiment perdue comme je le suis rarement. À force de me promener dans les petites ruelles à la recherche d’exotisme, j’ai perdu ma trace de miettes de pain et je ne savais plus où j’étais. Ça sentait le fond d’ruelle asiatique et il n’y avait pas grand-chose mis à part quelques échoppes et restos ambulants. En continuant ma route dans les ruelles, j’ai fini par revenir à un endroit où j’étais passée. J’suis restée une bonne heure à tourner en rond avant de retrouver mon chemin. C'était la première fois que ça m’arrivait. J’ai ensuite discuté un peu avec un chauffeur d'autobus sur mon chemin du retour. Pour souper, j'ai encore mangé du poulet, mais cette fois tellement piquant, que j'en avais les lèvres en feu et que j'avais le nez qui coulait comme une champlure. Maudit qu'c'était bon! Ensuite, petite promenade traumatisante sur Kao San Road et soirée relaxe sur une terrasse en buvant quelques bières locales.

jeudi 10 janvier 2008

Les Bibittes!

Voici un court video de ma chambre la premiere nuit!
http://www.youtube.com/watch?v=yYXnKPZNBro

Mise a jour des images.

Les images devraient maintenant toutes pouvoir etre agrandies en clickant dessus!

Thaïlande je t'aime!

Encore une fois, comme c’était le cas en Chine, j’ai l’impression qu’une partie de moi appartient à la Thaïlande. Je me sens ici à ma place. À vrai dire, je réussi toujours à me sentir chez moi où que je sois. J’ai même réussi à apprivoiser Montréal, cette ville que je détestais tant et que j’appel maintenant chez-moi. C’est facile d’aimer un endroit quand on est en « vacances »! On se la coule douce, on mange bien, on prend ça relax, on visite des endroits merveilleux et on rencontre des gens sympas…! Que demander de plus. C’est ce genre de mode de vie qui fait dire aux touristes qui ont deux semaines de vacance : « Ça c’est la VRAIE vie! ». Et ensuite on retourne à la fausse vie pour les 50 semaines qui suivent! C’est triste. Tout ce qui me manque pour être vraiment bien ici, c’est les gens que j’aime! Alors? Des volontaires pour venir me rejoindre? Sans blague, je m’adapte vraiment très bien. Certain d’entre vous se rappelleront qu’en Chine j’étais malade au moins une semaine en arrivant! Le « Souffle du Dragon », ça devrait rappeler des souvenirs à quelqu’un!

Quelle seconde journée! Tout a débuté très tôt comme je l’écrivais au matin. Après mon petit déjeuner, j’ai décidé d’aller explorer. Je sais à peu près où je suis dans Bangkok alors je sais à peu près ce qu’il y a aux alentours. Mais comme j’ai l’habitude de la faire, j’ai juste décidé d’aller me promener sans savoir où j’allais. Bon… des fois j’me perds, mais dans c’temps là il suffit de demander la direction ou de se fier au soleil. Je suis donc partie vers ce qui, selon moi, était l’Ouest. J’ai marché quelques temps en déambulant ici et là avant de me retrouver à côté de ce qui me semblait être un temple… ou plusieurs. J’ai vite compris où j’étais puisque la majorité des chauffeurs de Tuk Tuk me disaient trois choses : « You whant Tuk Tuk? » « I love you! » et « Palace » en me pointant l’immeuble de l’autre côté de la route. C’est comme ça que j’ai compris qu’il s’agissait du temple Wat Phra Kaeo et du Grand Palais. Je dois dire que de l’extérieur ça semble très beau. Je vais devoir aller visiter demain ou un peu plus tard. J’ai donc contourné tout cela pour me retrouver sur une rue pleine de marchands de trottoirs. C’était surtout des amulettes et des babioles. C’est ainsi que je me suis retrouvé dans un petit marché sympa où j’ai mangé une bonne soupe poulet et nouilles version thaïe. Bon je sais, je sais, cette soupe là a un nom. Mais comme je ne le sais pas, moi j’appel ça une soupe poulet et nouilles! J’ai aussi acheté un sac de fraises (pas aussi bonnes que nos fraises québécoises) et un sac d’anacardes. Ha ha… j’aime utiliser des mots que presque personne n’utilise juste pour me faire croire que j’ai un peu de connaissances! En continuant ma marche, je suis arrivée dans un marché des amulettes. Il y avait vraiment des centaines de marchands de petits bidules bouddhistes qui semblent vraiment très populaires chez les Thaïs. C’est aussi dans ce coin là que j’ai trouvé des boutiques qui vendent pleins de statues bouddhistes. En arrêtant dans un semblant de parc, je suis tombée sue une horde de pigeons. Il y en avait des centaines. Ils étaient tous bien calmes et semblaient inoffensifs, mais l’un d’eux, le chef, préparait une attaque digne de The Birds. Il informa les autres oiseaux (par ondes de bêta) du fait que je transportais de la nourriture. En quelques secondes, je fus envahie de toute part par ces patibulaires ovipares. J’ai eue toute une frousse, surtout quand l’un d’entre eux a poussé l’audace jusqu’à me frapper en plein vol! J’étais au bord de la syncope et ce, sous les regards amusés de trois moines assis sur un banc juste à côté! Heureusement, je survécus!



Je suis ensuite revenue à ma chambre pour me reposer les pieds un peu. En allant faire une petite course, je suis tombée sur un vilain voleur. Un chat qui sans aucune honte dérobait des offrandes. Mais heureusement, je l’ai pris sur le coup et j’ai fait parvenir une copie de la photo au poste de police le plus près. Vilain félin!


Après quelques minutes de repos bien mérités, je suis repartie explorer. J’ai encore une fois marché, marché et marché…! Tellement que j’en ai des ampoules SOUS les pieds. Ça fait mal et c’est vraiment pas pratique pour marcher. J’ai trouvé plein d’endroits où magasiner. C’est tellement pas facile de se contrôler quand on a 15 000$ avec soit et qu’on ne peut rien dépenser! J’ai d’ailleurs un budget pas mal limité. Je dépense environs 20$ pour mener ma vie de princesse. Air conditionné, eau chaude (comme si j’en avais besoin), lit propre, bonne bouffe et quelques petits achats… ça coûte cher tout ça. Avec autant de dépenses, je risque de défoncer mon budget. Mais j’ai vue tellement de beau linge et de belles choses! Et j’ai pas envie d’être encore pognée avec mes deux viarges de vestes laides quand j’vais retourner au travaille! Ça fait chier de porter des vêtements qu’on n’a pas envie de porter. Mais bon… j’dois me contrôler. Quand je serai prête à quitter le pays, là je penserai à dépenser tout ce qu’il me reste. S’il m’en reste. J’vais fouler deux grosses valises avec tout ce que je vais trouver. Hip hip hourra pour la consommation sauvage!

Ce soir, comme j’étais fatiguée et que je suis paresseuse, j’ai soupé au resto de l’hôtel. C’est quand même pas mal cher. Pour un repas avec une bière, ça m’a coûté environ 4.50$. Et, comme dans plusieurs hôtels ici, ils projettent des films américains en soirée. Le film de ce soir semblait être un des pires navets jamais fait. Une histoire absurde avec un serpent géant et toute sorte de bibittes…! Assez pénible. Pendant que je terminais me bière, un mec est venu me causer. Attitude nonchalante et timidité mal cachée. Il tenait, sans grande assurance, une Heineken. Évidemment, il était américain. Il était fort sympathique et pas trop laid. Un peu une version améliorée de l’acteur qui joue Eric dans la série That 70’s Show. Moins maigre, un peu plus bâtis et beaucoup moins roux. Mais, après quelques minutes, il est devenu mal à l’aise et il a quitté. Était-ce parce que moi-même j’étais plutôt mal à l’aise ou parce qu’il ne savait plus trop QUOI je suis? Je n’le saurai jamais. De toute façon, mon cœur est déjà donné. Haaa… que la vie peut être compliquée!

Je me suis encore levée très tôt, mais là c'est à cause d'une bande de jeunes cons venu faire le PARTY en Thaïlande et qui gueulaient comme des malades vraiment juste pour faire chier l’peuple. Ils avaient une radio et chantaient aussi fort que possible les Hits qui passaient à la radio. Fait cocasse, une toune de Claude François a passé à la radio! Oui oui, CloClo à la radio thaïe! J'sais pas pourquoi, mais pendant cette chanson là, les jeunes imbéciles ne chantaient plus. Ca matin, je vais à nouveau quitter pour aller explorer. Je me donne comme défis de ne pas revenir à l’hôtel avant l’heure du souper. Pipi pas pipi, je vais aller explorer au loin. Et si une envie me prends, alors advienne que pourra, j’irai me contorsionner dans une toilette turc. Je pense aller visiter le quartier chinois… mais qui sait où je vais me retrouver!

mercredi 9 janvier 2008

Bangkok jour 2

J’en suis déjà à ma seconde journée au Royaume de Thaïlande. Je dois par contre avouer qu’hier, je n’ai pas fait grand-chose. Comme j’ai passé une nuit avec quelques bibittes dans mon lit, j’étais encore pas mal fatiguée hier. Résultat, j’ai flâné un peu aux alentours de mon nouvel Hôtel (qui est mille fois mieux que le précédent) et je me suis reposée. Comme j’étais pas mal crevée, je me suis endormie vers 17h00. J’ai passé une LONGUE nuit puisque je me suis réveillée vers 4h00 ce matin. Pour cette première nuit de repos, j’étais bien heureuse d’avoir l’air conditionné. C’est pas que j’aime le luxe tant que ça, mais il ne restait qu’une chambre simple et elle était avec air conditionné et télé. Ça m’a fait du bien de passer une nuit à la fraîcheur. Mais franchement, il ne fait pas si chaud. C’est surtout humide. Aujourd’hui je vais demander pour une chambre avec un ventilo seulement. C’est bien suffisant.

Je n’avais pas vraiment de plans de départ en quittant pour la Thaïlande, mais je voulais aller visiter le Nord (Chiang Mai et les environs). Malheureusement, je me rends compte que je n’ai pas beaucoup de temps. Dans 5 jours je dois quitter pour me rendre à Phuket et commencer les tests avant la chirurgie. Je trouve que 5 jours c’est vraiment trop peu étant donné ce que j’aimerais visiter dans le Nord. Je veux surtout aller visiter les minorités ethniques des montagnes. Et comme je ne veux SURTOUT pas y aller en groupe organisé, ça demande plus de temps. Comme je vais devoir quitter le pays avant le 6 février (moins d’une semaine après être sortie de l’hôpital!!!), j’ai pensé que je pourrais tranquillement revenir vers le Nord, aller passer quelques jours en Birmanie avec mon papa, qui va venir me rejoindre fin janvier, et ensuite aller dans les montagnes du Nord. Est-ce réaliste après une telle chirurgie? On verra bien. Mais pour l’instant, c’est la seule possibilité que j’envisage. Au départ, je pensais passer quelques semaines sur le bord de la plage, mais je pense que je finirais assez vite par m’emmerder. J’ai besoin de bouger moi.

Comme j’étais levée assez tôt ce matin, je suis allée prendre quelques photos dans les environs. J’adore les photos prises de nuit. Elles ont un petit quelque chose d’apaisant. En me promenant et en prenant des photos ici et là, j’ai rencontré des chats trop mignons. Isabelle doit savoir de quoi je parle. Ils étaient trop sympa et tout doux. Pendant que je jouais avec l’un d’entre eux, une vielle dame que je n’avais pas vue est sortie de l’ombre…- Sawasdee kha! me dit-elle.Ce à quoi je répondis par la même salutation de politesse. Elle s’est mise à me parler, en thaï évidemment, de façon assez enjouée. Elle me parlait du chat. Après quelques secondes de blabla auquel je ne comprenais rien, elle m’a invitée à entrer dans sa cour. Il y avait là une bonne dizaine de chats tous plus beaux les uns des autres. J’ai alors passé quelques minutes à les caresser pendant que la vielle dame continuait à parler… en sachant très bien que je ne comprenais rien. Mais c’est ça qui est si beau dans la diversité, même quand on ne se comprend pas, il est possible de communiquer. Communiquer des sentiments, des joies, des passions. Après nous être saluées, ne suis repartis vers l’hôtel la joie dans le cœur. J’espère que plein d’autres moments comme celui-là m’attendent. J’inclus quelques photos de mon excursion nocturne. Les orchidées sont pour Marie et le chat pour Isafée! La photo de Ganesh, qui trône devant l’hôtel, est pour mon papa!