lundi 9 janvier 2012

Parce que le crime ne paie pas !

Voilà que je constate que le dicton est bel et bien vrai.

Comme j'avais un tout nouveau iPhone, je me suis un peu emballée et j'ai décidé d'offrir mon ancien téléphone à l'une de mes petites soeurs. Elle était vraiment heureuse, plus que j'aurais pensé. Du coup, nous étions deux à "recevoir" un iPhone pour Noël. Après avoir Googlé le modèle de iPhone que j'ai trouvé, j'ai eu l'heureuse surprise de constater qu'il est débarré de série. Donc pas à m'en faire avec les compagnies d'arnaque cellulaire. J'ai découpé ma carte SIM pour qu'elle soit compatible avec mon nouveau téléphone et voilà que tout fonctionnait à merveille. Par contre, les forfaits de téléphonie cellulaire sont tous très dispendieux au Québec. Quand vient le temps de choisir un fournisseur, la question à poser n'est pas "Qui est le moins cher?", mais plutôt "Lequel va le moins m'arnaquer?". Fido n'étant pas en tête du palmarès des moins pires services, j'ai décidé de changer pour une autre compagnie avec qui j'aurais au moins le plaisir de me faire fourrer pour un peu moins cher. Après beaucoup de recherches et de comparaisons, j'en suis venue à choisir l'émule de Rogers. Cette compagnie qui se veut cool, jeune et accessible offre du ILLIMITÉ pour une somme de bidous acceptable. Et c'est comme ça que mes "problèmes" ont débutés.

- Allo madame, comment j'peux t'aider?

Je venais de mettre les pieds au kiosque ChatR du Centre Eaton. Le "style" que se donnent les employés a visiblement comme objectif de faire différent des autres compagnies tout en faisant plus "jeune". Après quelques questions, le vendeur m'assure que mon iPhone va bien fonctionner avec ChatR et qu'ils ont beaucoup de clients équipés de iPhone. Il me rassure même en spécifiant qu'il a activé le iPhone de sa blonde avec ChatR et tout fonctionne très bien. Cool, j'suis full vendu à ses arguments. J'ai comme vraiment trop envie d'faire partie de cette belle gang jeune et pleine d'énergie. Vite, vite, où est-ce que j'signe?
En moins de temps qu'il le faut pour dire VISA j'étais membre de la clique. J'allais pouvoir téléphoner et texter en tout temps et en illimité en plus d'avoir un ridicule 100Mo de donné pour 45$\mois tous frais inclus! Super, je ne voulais pas payer plus. Comme je voulais garder mon ancien numéro de téléphone (tsé ça m'a pris un bout d'temps à l'apprendre par coeur étant donné que je ne m'appelle pas souvent) il fallait faire une demande à Fido pour fermer mon ancien compte et transférer mon no. de téléphone.

- C'est cool, dans quelques minutes, max 3 heures, tu vas pouvoir parler avec ton ancien numéros de téléphone. Parle au max, parle relax! Me dit le jeune vendeur à peine pubair en me donnant le petit kit de bienvenue aux couleurs de la compagnie (orange et bleu).

- Heu quoi? Parle Relax? demandais-je, un peu perplexe.

J'étais pas certaine d'avoir bien compris, et le jeune homme parlait vraiment vite avec un accent anglo assez marqué.

- Ouais! C'est notre dicton à ChatR pour que le monde comprenne qu'avec nous autres y'en a pas d'problème!

Selon moi c'est plus une devise qu'un dicton, mais bon... je comprends le besoin de trouver une expression accrocheuse pour attirer les jeunes qui ont souvent eu de mauvaises expériences avec une compagnie de téléphone. Tsé le genre que t'as un abonnement à 65$ pour un forfait ben ordinaire et que de temps en temps t'as une facture de 200$ parce que t'as dépassé ton temps d'antenne! C'est justement le genre de surprises que je voulais éviter.

Je devais me dépêcher puisqu'il ne me restait que 15 minutes pour me rendre au travail en vélo. J'ai donc ramassé les papiers et trucs machins d'abonnement, remercié le vendeur et j'ai quitté pour remonter sur ma monture hivernale direction Grande Bibliothèque. En arrivant au travail, j'ai pris le temps de découper la carte SIM pour l'insérer dans mon téléphone (faut la couper puisque ChatR ne fait pas de micro SIM). Oh surprise, la carte SIM est invalide! Quoi? Ça veut dire quoi ça? Déception, tristesse, désillusion. J'ai pensé que j'avais probablement coupé la carte un peu tout croche et que je l'avais définitivement abîmée. J'ai donc décidé d'essayer avec la carte MICRO-SIM d'un ami qui est avec une autre compagnie cellulaire. Même message! Putain! J'étais plusque déçue. De retour à la maison, j'ai poussé les recherches pour finalement découvrir que mon téléphone était verrouillé avec Fido et que comme la version du IOS était trop récente, impossible de déverrouiller le iPhone.

Comme une conne j'ai donc décidé d'appeler chez Fido en demandant pourquoi ils avaient fermé mon compte!

- Mais madame, c'est vous qui a demandé de fermer votre compte! me dit la demoiselle presque bilingue au bout du fil.

- Pas du tout, j'ai seulement demandé à transférer mon numéro de téléphone à une autre compagnie! Si j'avais su que cela fermerait mon compte, j'aurais fait autrement. En plus j'avais des Fido dollars dans ce compte! Eh oui, j'suis vraiment bonne pour jouer la cruche. Et j'ai vraiment pris le ton de celle qui ne comprend vraiment pas ce qui s'est passé. Mais comme je vous dis, je n'ai pas demandé à fermer mon compte! Comment pouvez-vous fermer le compte d'une cliente qui est avec vous depuis plus de 5 ans sans même avoir son consentement. Ce n'est vraiment pas professionnel! Eh oui, je suis assez bonne pour argumenter.

- Je comprends bien votre déception. Nous avons pas le moyen de 'recover' votre dossier et votre Fido dollars. Vraiment beaucoup désolée madame. Je sais pas pourquoi vous dire.

- Comme j'ai été une bonne cliente pendant des années, vous ne pourriez pas m'arranger quelque chose, au moins pour que je puisse à nouveau faire avec avec vous.

En fait, je n'avais pas vraiment envie de faire affaire avec Fido, mais comme mon iPhone n'est utilisable, pour le moment, qu'avec eux, je n'avais pas tellement le choix.

- Si vous voulez ouvrir un nouveau compte, on va le faire gratuit. Donc pas les frais pour le compte.

En allant ouvrir mon compte gratuit chez Fido, j'ai réalisé que le gros rabais que j'avais eu était de 10$, soit le prix que charge Fido pour l'ouverture de compte, à savoir RIEN + le prix de la carte SIM (10$). WOW! Habituellement j'suis vraiment bonne pour avoir de bons rabais ou des compensations ou pour dealer des contrats, mais là... j'ai vraiment été nulle.

La morale de cette histoire? Ben y'en a pas vraiment... Désolé si je déçois quelqu'un.

vendredi 23 décembre 2011

Vélo, iPhone et temps des fêtes

Hé oui, cela fait déjà plus d'un an que j'ai écrit quelque chose sur mon blogue... Paresse, manque d'intérêt, manque de temps ou toutes ces réponses? Peu importe, je ne vais certainement pas me culpabiliser avec un blogue dont les principales visites concernent Marie-France Bazzo ou comment regarder la télé géolocalisée. D'ailleurs, ma méthode pour regarder la BBC à distance ne fonctionne plus depuis quelques semaines. Entéka.

Il y'a quelques jours, je revenais du travail à vélo vers 17h15 et j'ai roulé sur un iPhone qui reposait, seul, dans la rue. WTF? Il était vraiment dans la rue, à une distance assez éloignée du trottoir pour être en danger d'écrabouillage par une voiture. Je l'ai donc recueilli tout doucement, pour constater les dégâts. Malheureusement, j'ai égratigné l'écran en roulant dessus. Je suis donc allée sur le trottoir pour vérifier les infos du iPhone et ainsi essayer de rejoindre le proprio du dit téléphone intelligent. Le téléphone était fermé et en l'ouvrant, un logo iTunes me disait de brancher le téléphone à iTunes... Impossible d'accéder aux infos du téléphone. J'ai attendu quelques minutes (peut-être pas assez) au cas ou une personne en pleurs arriverait en disant avoir perdu son joujou technologique. Personne n'est venu.

J'ai rapporté l'objet chez moi pour le soigner et essayer d'en soutirer l'identité de son proprio. Seule option selon iTunes, formater et enregistrer un appareil en mode échec. J'ai fait quelques recherches sur les internets, mais il ne semblait pas y avoir de solution autre que de tout formater. J'ai fait un effort (surement trop petit) pour retrouver la personne qui a perdu son iPhone, mais comme ça semblait un peu difficile, j'ai décidé de le formater et de l'activer avec ma propre carte SIM. Suis-je une mauvaise personne? Auriez-vous poussé la recherche jusqu'à appeler les différentes compagnies de téléphonie cellulaire avec le no. de série du téléphone? Moi j'ai décidé de me faire un cadeau pour Noël. Moins d'une heure après avoir trouvé un iPhone, une amie m'a texté pour me dire qu'elle venait de trouver 10$ sur le trottoir. C'est la saison des partys de bureau et des excès d'alcool... donc aussi la saison des objets perdus, et donc nécessairement des objets trouvés! Tant mieux pour moi, dommage pour l'autre. Une fois de plus, le vélo, même en hiver, aura été bon pour moi.

Aujourd'hui il neige de gros flocons et j'ai très envie d'aller faire une longue balade en vélo... Mais j'ai tant de choses à faire avant Noël!

Bon temps des fêtes

mardi 27 juillet 2010

Le KampinG en KimpagnE




La nature, la liberté, le vent dans les cheveux, les baignades à la rivière et les marshmallow qui accompagnent le feu de fin de soirée... Que demander de plus? Voilà que c'est l'été depuis plus d'un mois et j'en profite à plein. Comme je suis rarement chez moi, je néglige mon blogue, mon ménage, mes plantes et je dépense beaucoup trop d'argent. Dernière dépense inutile (parce que trop d'avance), un vélo pour l'hiver prochain. Hé ouais, j'suis une hard core du deux-roues. Même sous la tempête, je me lance dans les rues de Montréal pour affronter tous ces automobilistes qui ne comprennent pas ce que peut bien faire une bicyclette sur la route en plein hiver. Mais l'hiver ce n'est que dans quelques mois... alors le vélo ne servira pas beaucoup d'ici là.



En attendant, profitons de l'été en ville, en campagne, habillé ou complètement nu! Moi j'retourne dans les bois!


samedi 5 juin 2010

Après le Bixi, voici le Fixi !

Comme je suis en vacances et que j'essaye de ne pas angoisser pour en profiter un peu, j'ai décidé de perdre un peu de temps à essayer des designs pour un futur projet de vélo à pignon fixe (fixed gear ou fixie en anglais). Vous savez, ce sont les vélos que plusieurs courriers à vélo utilisent et que les hipsters se sont appropriés. Ils en vendent même chez Urban Outfiter maintenant.

Pour ma part, j'aimerais bien en avoir un parce que comme il n'y a presque pas de pièces, c'est facile d'entretient, facile à réparer et surtout, c'est plus léger.

J'ai donc quelques idées de vélos...


Un John Deere



Un Aeroflot (compagnie d'aviation russe)




Et finalement, juste pour m'amuser, j'ai fait un Fixi,
le compétiteur immédiat du Bixi à Montréal















Le service de Fixi que va lancer Ville de Montréal risque d'être tellement populaire que la ville pense déjà réussir à battre Edmonton avec son projet People's Pedal (qui s'est fait voler 95% de ses vélos la première année!)

mercredi 26 mai 2010

Les morilles




Malheureusement, c'est déjà la fin de la saison des morilles... J'en ai mangé qu'une seule fois. Mais l'an prochain je vais m'y prendre plus tôt pour aller cueillir non seulement les morilles, mais aussi les têtes de violon et l'ail des bois. C'est fou comme la forêt a tant de bonnes choses à offrir et comme si peu de gens en profite.



Ce week-end, je suis retournée en campagne... encore. Il faisait tellement beau, je ne vois pas comment j'aurais pu rester en ville à respirer du smog et à suffoquer dans mon appartement mal ventilé. Je voulais vraiment aller faire du vélo (ce que je n'ai pas vraiment eu la chance de faire à cause d'une millième crevaison). J'ai par contre eu la chance de faire un feu sous une voute étoilée des plus spectaculaire. Pour ajouter aux milliards d'étoiles au dessus de ma tête, des dizaines de lucioles se sont jointes à moi pour cette nuit chaude, mais agréable.

Le lendemain, j'ai cueilli des morilles, ce champignon des plus savoureux au doux goût de noisette. Malheureusement, comme la saison est pas mal terminée dans la région, il n'en restait presque plus et il étaient un peu rabougris. Je devais sauter dans l'autobus alors je n'avais pas le temps d'aller prendre un bon repas en famille. Je n'ai donc pas eu le plaisir de manger des morilles... Mais ce n'est que partie remise!

 

mardi 25 mai 2010

Le Roller Derby



Voici un sport des plus intéressant. En plus d'être à FORTE prédominance féminine, le Roller Derby présente toutes les qualitées d'un bon "sport spectacle ". Les costumes, les noms des joueuses, l'ambiance Mile-End queer, la Pabs Blue Ribbon et l'agilité des joueuses font en sorte qu'une partie de Roller Derby c'est toujours du plaisir garanti.

Justement, samedi dernier avaient lieu deux matchs à l'aréna Saint-Louis. L'un opposant les Sexpos (travel team) contre les Rideau Valley Vixens. Et l'autre opposant les New Skids on the Block (Le All-Stars travel team) et les Boston Massacre. Ce fut deux matchs enlevants.


Deux autres matchs sont attendus samedi prochain. J'y serai c'est presque certain!!!


 

 

La 132 sur deux roues

Voici une petite balade en vélo qu'une amie et moi avons faite. Au départ, nous devions faire l'allez-retour, mais pour des raisons techniques et parce que je ne suis pas toujours très bien organisée, nous sommes revenues en autobus après 8 crevaisons et 300km de route.

Vraiment, je recommande vivement cette balade. Les paysages sont magnifiques, les gens sympathiques et la route est parfois agréable. Par contre, les parties de routes où il faut absolument rouler sur la route avec les voitures roulant à 100km/h ne sont pas toujours de tout repos. Parfois, on a l'impression que certains automobilistes préfèrent abîmer  un cycliste plutôt que de ralentir...

Ce fut tout de même une super ballade et c'est certain que je vais le refaire cet été.






Voici quelques images choisies


 

Et finalement, une très courte vidéo présentant les faits saillants de ce week-end en vélo

Hockey...

Je ne suis vraiment pas une fan de hockey. Je n'y connais rien et je n'ai jamais regardé un match au complet. Lors des olympiques de l'hiver dernier, j'ai regardé la fin du dernier match et j'ai quand même trouvé cela un peu excitant, mais surtout parce que c'était sur mon écran en HD. Et on m'a dit qu'en général un match "ordinaire" c'est pas aussi excitant.
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Mercredi dernier, alors qu'une amie et moi quittions le travail, nous avons entendu les gens qui criaient dans les rues. Les klaxons, douce musique à mes oreilles, chantaient de leur plus belle voix. Mon amie et moi avons donc décidé d'aller jeter un coup d'oeil. Des dizaines de partisans fêtaient sur la rue St-Denis. Cela n'a pas été trop long avant que l'escouade antiémeute ne débarque. Et dire que ce n'était même pas pour des finales ou pour avoir gagné une coupe... Ces comportements me dépassent un peu. J'aurais bien aimé ajouter une vidéo de ce que j'ai filmé, mais je n'arrive plus à téléverser des vidéos sur Youtube. Pour une raison que j'ignore, les téléversements finissent toujours par échouer avant la fin. Merci Distributel!

Donc, j'ai décidé de sortir quelques trucs de mes archives pour faire plaisirs aux vrais fans des Canadiens de Montréal. Tout d'abord, un 45 tours assez connu de la chanson Bleu, blanc, rouge (avec la version anglaise aussi).

 

 

samedi 1 mai 2010

Le hockey

Voici le 33 tours de la série du siècle (Canada-Russie, 1972). Il semblerait que ce fut une série importante puisqu'elle avait pour but de prouver au monde entier quelle était la Nation la meilleure au hockey. Le Canada remporta la série. Cet album présente les faits saillants, suivis d'une ligne ouverte et d'entrevues.

 


mardi 20 avril 2010

Général Tao




Ok ok... je tiens tout d'suite à préciser que je ne suis pas une "crazy cat lady", mais que j'aime beaucoup les animaux en général. De tous les animaux, nous, humains (c'est moi aussi ça), avons choisi d'en domestiquer quelques-uns. Que ce soit à des fins utilitaires (chien de compagnie, cheval, âne) ou pour la consommation (poulet, cochon, lapin), l'humain est sans cesse en relation étroite avec le monde animal. Certains gars le sont d'ailleurs plus que la majorité des humains quand 2h30 du matin arrive, qu'ils ont pris quelques drink et qu'ils n'ont aucune conquête à rapporter à la tanière.

Moi, j'ai presque tout l'temps eu un animal de compagnie. Chien, lapins, gerboises, poissons, mais surtout chat. Et justement, depuis bientôt deux ans, j'ai un chat trop mimi. Certains diront qu'il est un peu lent d'esprit et qu'il manque de vitalité, mais c'est parce qu'ils ne le connaissent pas bien. C'est vraiment un chat extra. Il a toutes les qualités qu'on veut d'un animal domestiqué. Il est obéissant, il répond quand on l'appel, il est affectueux, il se colle quand il ressent de la tristesse et fait office de réveil matin en léchant le visage dès l'aurore.

Mais mon Général Tao c'est un chat racé. Il est un peu trop consanguin je crois puisqu'il tombe souvent malade. C'est pas comme un chat de ruelle qu'on peut nourrir d'un restant de steak haché oublié dans le fond du frigo depuis trois semaines. Non non... je dois lui donner de la nourriture qui coûte cher et qui est très équilibrée en vitamines de chat, protéine de chat et farine de chat! Cette semaine, il est tombé très malade. Assez pour que je lui fasse les derniers sacrements. Pendant que je lui faisais les extrêmes onctions, il est tombé sur le sol, plus mou qu'un repas principal dans un hospice, et s'est mis à respirer très rapidement avec difficulté. Il a ouvert les yeux et les pupilles se sont dilatées complètement. C'était presque aussi épeurant que de tomber face à face avec Dominique Michel dans les cabines d'essayage d'une boutique de sous-vêtements.

Mais heureusement, il a survécu... encore une fois. Mais cette fois, je me suis vraiment faite à l'idée; il ne va probablement pas vivre très longtemps mon Tao! Et je ne vais plus débourser des centaines de dollars chez un vétérinaire($$$) pour me faire dire que pour quelques centaines de dollars de plus il pourrait faire d'autres tests!

Voilà, je l'aime mon Général Tao et j'espère qu'il va vivre le plus longtemps possible et dans de bonnes conditions.

Le voici qui va un peu mieux.



vendredi 9 avril 2010

Le macaron nouveau est arrivé

Oyez Oyez Oye!

En mai prochain sortira la collection printemps/été des superbes macarons de notre joyeux collectif de macaronistes M.O.U.C.H.E..

De nouveaux modèles, tous plus beaux les uns des autres, seront disponible, en tirage limité, pour votre plus grand bonheur! Notez qu'il est toujours possible de demander des versions "aimants de frigo" ou de faire des demandes spéciales (pour un coût presque ridicule).



Se faire passer un sapin!

Depuis janvier dernier, j'attendais le bon moment pour me débarrasser de mon sapin de noël. Je n'ai jamais pris le temps de m'en débarrasser puisque je devais le "lancer" du haut de mon balcon au 3e étage. Heureusement, Tourmaline a décidé de le faire à ma place. Par contre, Maria était malheureusement au moment endroit au mauvais moment....

dimanche 28 mars 2010

Revenir chez soi, c'est l'pied!

Quoi de mieux que de retrouver son chez-soi quand on est fatiguée, épuisée et qu'on souhaite juste être dans ses choses? J'ai l'air d'une poulette d'intérieur comme ça, mais détrompez-vous. J'aime l'aventure, être loin de chez moi et j'aime même l'inconfort... mais j'avais trop de trucs en tête pour vraiment apprécier ce faux éloignement pas assez loin de chez moi et des mes préoccupations (université, amour, argent, appartement, etc.). Tous ces petits boulets qu'on ajoute à nos chevilles avec le temps.

Mais c'est le pied léger et l'esprit un peu plus clair que je reviens à Montréal. Je devrais être plus en mesure de faire mes lectures et travaux cette semaine. Dès mardi en fait, dès que je vais avoir eu quelques heures de repos.

Fin du salon

Voilà déjà la dernière journée du Salon du livre de Trois-Rivière... Comme le temps a passé vite. Quelques discussions intéressantes avec des auteurs, quelques bonnes bouffes, des balades le long du fleuve, quelques postillons dans les yeux, mais plein de belles rencontres. Ce matin, probablement à cause de la ventilation de ma chambre (et un peu à cause de l'épuisement), je me suis mise à saigner du nez juste avant de quitter ma chambre pour le "check out". Et ça pissait grave. J'ai juste eu le temps de ramasser quelques kleenex avant de tacher le tapis de l'hôtel. J'en avais plein les mains et j'ai taché une camisole. L'artiste en moi n'a pas su résister. Je suis allée prendre mon appareil et j'ai déclenché.

Je pensais bien naïvement qu'en ce dimanche matin ce serait tranquille au salon, mais j'étais dans les patates. J'étais un peu fatiguée, mais j'arborais mon plus beau sourire.

"C'est merveilleux tous les services auxquels vous avez accès à distance. Des cartes, des photos, des journaux, de la musique, des partitions, des banques de données, des actes notariés, etc. Et tout ça, à partir de votre ordinateur. J'aimerais bien vous montrer, mais Internet ne fonctionne pas!"

C'est que la connexion internet ne fonctionnait pas au Salon du livre. C'est peut-être de la magouille pour forcer les gens à lire. J'ai commencé à signaler le problème dès mercredi soir, mais tout ce qu'on pouvait me donner comme réponse c'est "Désolé, le réseau est surchargé!" Et tous les jours je me plaignais à nouveau et on s'excusait à nouveau. C'était super agréable de présenter les services à distance sans même pouvoir les montrer. Oh, des fois ça fonctionnait un peu... le temps de montrer une page couverture de La Patrie de 1908, ou pour montrer une carte de la région des Trois-Rivière de 1709 ou même pour fouiller un peu dans les cartes postales, mais pas plus... et jamais pendant bien longtemps. C'est dommage, mais je pense bien que je ne pouvais pas faire plus que de demander trois fois par jours au maître d'hôtel et aux organisateurs s'ils avaient trouvé une solution.

Voici la vue que j'ai eu pendant tout le salon à partir de mon kiosque. La photo a été prise dans un des rares moments où c'était tranquille.


vendredi 26 mars 2010

Désolée Martin...

Ce soir soirée de poésie au bar l’hexagone de l’hôtel Delta. Au menu quelques auteurs de poésie (on appel ça des poètes) qui nous font des lectures alors que nous, public captif de la moindre virgule, somment affalés de toute notre ouverture d’esprit. Première lecture, première bière. Paroles douces et impression voilées, la soirée ne fait que commencer. Le texte m’atteint, mais je ne saigne pas. Le vers entre par mes oreilles et y reste, solitaire. Deuxième bière. J’ai trop fumé mon cerveau ne fait que tousser. J’essaye d’écouter. Pause. Seule à ma table je feuillette une revue publicitaire de vente de maisons. Marcel Plouffe le nº 1 pour la vente de semi détachés. Mais y’a pas la tête enflée. Je suis toujours à la soirée de poésie, absorbée par les textes télégraphiques et les suites de chiffres au pluriel. Deux bières, pipi. Sur la bolle je ris, que fais-je seule dans un sofa surdimensionné à écouter de la poésie de dos parce qu’il n’y a pas d’autre place où siéger. Pipi presque fini, retour de la poésie. Mais j’entends trop bien, c’est comme si j’y étais, c'est trop beau. J’ai l’impression qu’en ouvrant la porte de la cabine je vais arriver au micro. Mais je comprends, un haut-parleur nous retransmet l’événement aux chiottes… Oui oui, l’événement aux chiottes! Incapable de me retenir, je pouffe de rire et n’arrive plus à me ressaisir. Je dois sortir, passer derrière le micro pour me sauver à ma chambre, faire dodo. La porte s’ouvre, je me tais. La dame rit, je ris, elle rit, nous rions et pissons. Francine nous parle du cœur et de l’amour et de la tendresse, moi, après avoir flushé je m’essuie les fesses. Je m’enfuie, et je ris, je ris, mais personne à qui raconter.

Bonne nuit!

jeudi 25 mars 2010

Mon lit est "sautable"

Vous vous rappelez le film Lost In Translation? Beaucoup de gens n'ont pas aimé ce film. La lenteur, la musique de Air, la photographie. Je me rappelle d'une amie qui m'avait dit "il ne se passe absolument rien dans ce film là". Je pense que c'était le propos du film de faire ressentir ce qu'on vit parfois en voyage, surtout quand c'est un voyage plus ou moins long. Comme mon voyage à l'étranger le plus court était d'un mois, je comprends bien ces moments de platitude où on se dit "Merde! Je suis dans un autre pays et voyager c'est supposé être excitant, enivrant et une aventure extraordinaire, mais voilà que je m'emmerde". J'imagine qu'on finit par vivre des moments comme ça surtout quand on voyage seule. Moi j'avais beaucoup aimé le film de Sofia Coppola.

Voilà que je repense à ces sentiments de manque et d'absence alors que je suis à Trois-Rivières et que je m'emmerde un peu... toute seule. Je n'ai pas de véritable problème à être seule, mais ça me fait penser à ces moments en voyage où mes amis et ma famille me manquaient et où j'avais l'impression que même si j'étais à l'autre bout du monde dans un décor exotique avec des gens vraiment différents et intéressants, je n'avais plus cette excitation qui vous habite la plupart du temps en voyage. Comme si le vide prenait toute la place.

D'un autre côté, je m'amuse bien ici. Je découvre la ville, je me promène et explore les environs. J'aurais dû apporter mon vélo avec moi. Demain c'est encore une journée avec les groupes d'étudiants. Aujourd'hui c'était vraiment agréable d'expliquer à tous ces enfants ce que BAnQ a à leur offrir. J'ai même autographié au moins une quarantaine de signets pour des enfants, malgré le fait que je leur ai dit et répété que je n'étais ni auteure, ni connue. Mais ils aimaient ma signature de médecin alors je me suis exécutée.

Une chose importante quand on arrive dans une nouvelle chambre d'hôtel, c'est de s'assurer que le lit est une bonne trampoline (je sais que trampoline est un nom masculin, mais dans mon bout d'pays on a toujours dit UNE trampoline). Lors de mes voyages à l'étranger, je n'ai que rarement eu la chance d'avoir des lits qui permettaient ça (j'ai souvent dormis sur une planche de bois ou un lit de camp) alors quand j'en ai la chance, j'en profite!

Trois-Rivières...

Je devrais dormir depuis au moins deux bonnes heures. Je suis dans un grand lit King avec vue sur le fleuve et ça ne vient pas. Je dois me lever à 6h30 pour me préparer, déjeuner et aller ouvrir le kiosque. Est-ce que le petit déjeuner d'hôtel sera bon?

C'est que je suis au Salon du livre de Trois-Rivières pour y représenter Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Je dois donc être fraîche, éveillée et arborer mon plus beau sourire. En plus, le jeudi c'est habituellement la journée des groupes de jeunes. Mais voilà que je n'arrive pas à fermer l'oeil. Je pense à mes cours, à ma session qui ne se déroule pas comme je le voudrais et à la difficulté que j'ai à me concentrer et à apprendre des trucs par coeur. Parfois j'ai même l'impression que je ne retiens pas certains concepts!

Est-ce la faute à l'épuisement, au débalancement hormonal à l'hypothyroïdie ou au fait que je devrais manger plus de fruits et légumes? C'est peut-être juste parce que je n'ai plus l'habitude des études.

Dans sept heures je vais ouvrir le kiosque et je suis déjà fatiguée...  fatiguée...

Bon salon! Yhea!

mercredi 24 mars 2010

Tu m'donnes un coup d'main?


Je suis en train d'écrire un billet sur l'éducation sexuelle, mais pour une fois je vais faire quelque chose de bien documenté et, si possible, de bien imagé. Je vais même vous faire découvrir (ou redécouvrir pour les plus âgés) un 33 tours d'éducation sexuelle datant de 1968. Ce serait tellement facile de seulement dire "Avant y'en avait pas d'éducation sexuelle, après y'en avait une pas pire même si pas parfaite et maintenant c'est un peu n'importe quoi". Non non... je vais essayer de ficeler un texte structuré avec des arguments et contre arguments.

En attendant, voici comment j'utilise mal mes temps libres. Alors que je devrais réviser des notes de cours, faire des lectures et commencer à plancher sur un travaille de fin de session, je passe plutôt mes temps libres à jouer avec du ruban adhésif et mon appareil photo. Faut bien faire passer le stress et l'angoisse comme on peut. Et de toute façon, je devrais avoir un peu de temps pour étudier pendant ma présence au Salon du livre de Trois-Rivières cette semaine.

mardi 23 mars 2010

Bazzo (la suite)

Pour faire suite à mon billet sur Marie-France Bazzo vs des étudiants en sexologie, voici un échange tenu sur Facebook. Rien de très scientifique, seulement quelques échanges d'idées.

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 I. : très bien ecrit comme d'habitude. "on entretient la fausse impression que le monde se divise entre les hommes et les femmes" --et de plus, par les races. il n y a que le genre humain!



I2. : Je suis quand même surprise et consternée qu'un prof en sexologie aie eu cette attitude. 

Ton article est vraiment très bien écrit, peut-être devrais-tu lui faire lire !? Ça pourrait éviter à cet enseignant de propager des préjugés ou d'encourage l'ignorance sur le sujet.



 G. : je trouve ça d'autant plus triste et aberrant que cette discussion ai eu lieu dans une classe de sexo...
je suis pour la fluidité sexuelle
tout le monde devrait avoir le droit de se sentir bien dans son corps, quel qu'il soit, et de quelque manière qu'on a envie de le présenter, féminiser, masculiniser, neutre...



 P. : très bien écris, la seul chose dont je ne suis pas d'accord est l'affirmation suivante: une personne qui à fait la transition n'est plus transsexuelle elle est une femme. Au niveau social, oui mais si on parle purement du niveau médicale on est et l'on resteras toute notre vie transsexuelle. Ce peut importe ce que l'on croit ou pense. Puisque dans les fait c'est ce que nous sommes. Donc de prétendre qu'un fois opérer nous ne le sommes plus pour moi est nier une énorme partie de notre réalité qui ne sera jamais la même qu'une femme de naissance. Quand bien même on s'en rapprocherais.


 Lëa-Kim :  @Patricia Je parle surtout du concept socio-culturel de la femme et de l'étymologie du mot transsexualisme. On pourrait dire que c'est le même concept qu’«on peut sortir une fille d'la campagne, mais on ne peut pas sortir la campagne de cette fille", mais pour moi, le concept de transsexualisme en est un qui est fluide et temporaire. L'intersexualité l'est tout autant à mes yeux, et c'est en partie sur ces subtilités que je travaille pour ma maîtrise. Comme on ne peut pas définir une personne seulement comme étant homme ou femme, tout le monde a une forme d'intersexualité à un niveau ou à un autre des sexes.

Je suis contre la catégorisation et pour l'autodéterminisme identitaire, mais je pense que de s'identifier ou non à un groupe ou à un autre c'est avant tout une question de besoins, de valeurs et de sentiment d'appartenance basé sur son vécu et ses expériences de vie.

On ne peut pas affirmer, selon moi, qu'il faut avoir été déterminé comme étant femme à la naissance pour l'être vraiment. Être une femme de naissance ne n'est rien d'autre qu'un consensus social pour catégoriser des individus dès la naissance, parce que c'est rassurant et plus simple. Si on demande à la plupart des gens qu'est-ce qui fait qu'une personne est une femme, ils vont répondre plusieurs éléments qui sont très variables d'une femme à l'autre.

- Une femme a un vagin
- Une femme peut avoir des enfants
- Une femme a des chromosomes XX
- Une femme est maternelle
- Une femme produit des ovules
- etc.

Mais NON, ce ne sont pas toutes les femmes qui répondent à ces "attentes" face au sexe. Les gens mélangent trop souvent plusieurs concepts (genres, sexes, chromosomes, gênes, hormones, valeurs, etc.) et s'il y'a tant d'ignorance (même dans un cours de sexo) c'est parce que peu de gens s'entendent vraiment sur ce qu'est un homme, une femme, une personne transsexuelle, transgenre, queer et tout ça. Mais comme je le répète sans cesse, on est avant tout humain.

Donc, quand je dis qu'après la transition une personne transsexuelle est une femme ou un homme, je parle justement des catégories dichotomiques sociales que ceux qui portent un jugement utilisent. Dans ma vision des sexes, le transsexualisme est avant tout un concept identitaire. Reste ensuite à la personne concernée de décider quels aspects de son identité elle souhaite mettre de l'avant.



 P. : Tout a fais d'accord sur ces points





 J. : Bordel que c'est compliqué !




 Lëa-Kim :  C'est justement parce que ça l'air compliqué qu'on n'en parle pas.

Mais ça ne l'est pas tant que ça. J'ai même essayé de l'expliquer en 32 secondes: http://www.youtube.com/watch?v=Qj2qUKr1B1M



 J. : Il faudrait un livre de la collection pour les nuls !




 G. : ça ne me parait pas compliqué
100% d'accord "Je suis contre la catégorisation et pour l'autodéterminisme identitaire, mais je pense que de s'identifier ou non à un groupe ou à un autre c'est avant tout une question de besoins, de valeurs et de sentiment d'appartenance basé sur son vécu et ses expériences de vie."



 P. : mais en même temps je pose une question et la voici: imaginons qu'une personne comme nous meurt suite à un meurtre et ce retrouve sur une table d'autopsie. Est-ce que pour ce spécialiste qui nous autopsie nous somme une femme parce que on s'identifie intérieurement à une femme ou cette personne sera officiellement identifiée dans les rapport comme étant transsexuelle? En fait je me demande moi si peut importe ce que l'on crois ou non d'être si officieusement on doit quand même entrer dans une catégorie bien malgré nous. Car les sciences ce doivent de se baser sur une appellation. Est-ce que lors d'une recherche scientifique l'on doit mentionner cette état de fait afin qu'il ne soit pas considérer comme un biais dans la recherche car n'étant pas femme bio. Je sais pas si tu comprend mon interrogation.


 Lëa-Kim : Les rapports, les dossiers, les cartes d'identité, ce sont tous des outils pour fragmenter et classer. Les catégories sont partout dans notre culture/société et on les utilise ad nauseam. Par exemple, cela fait des années et des années que nous, les anthropologues, disons que le concept de race n'existe pas et ne devrait plus être utilisé parce que non fondé. On ne peut pas dire qu'une personne est caucasienne ou de race noire ou asiatique, parce que ça ne vaut absolument RIEN dire. Ces catégorisations ne font qu'encourager les préjugés, la marginalisation et l'ignorance.

Les frontières (qu'elles soient géographiques, sexuelles, culturelles, linguistiques, etc.) n'existent que dans l'inclusion vs l'exclusion. Nous, les étudiants universitaires, avons souvent tendance à reproduire ces modes de pensées, car ils semblent nécessaires pour comprendre le monde. Quand nous faisons de la recherche, nous les chercheurs devons utiliser les catégorisations sinon la recherche serait invalidée et personne ne comprendrait. Les gens auraient l'impression que ce n'est pas sérieux, que c'est trop vague ou qu'il y'a un biais.

Si dans une recherche je définie de façon statistique qu'une femme est une personne qui a eu, a maintenant ou aura la possibilité d'enfanter, je viens de diminuer mon bassin de population considérée femme de façon importante. Dans cette étude, je dirais donc de façon implicite que toutes les autres femmes ne le sont pas aux yeux de cette recherche.

Donc, dans le cas d'une autopsie, le médecin légiste va évidemment utiliser les connaissances qu'il a (étude, dossier du ou de la patiente) pour faire son rapport. Imaginons que cette personne présente une apparence physiologique féminine, mais lors de l'autopsie, le médecin légiste découvre que la personne n'a pas d'utérus ni d'ovaires. Va-t-il considérer la personne comme homme ou femme? Va-t-il aller jusqu'à dire que la personne est transsexuelle, pseudohermaphrodite ou intersexuée? J'en doute. Il va probablement utiliser les informations qui sont au dossier. Une physionomie/génitalité/chromosomie atypique ne définit pas l'individu.

L'utilisation du NOUS est toujours exclusive et il faut bien avoir cela en tête quand on l'utilise. Dire NOUS, c'est toujours se situer par rapport à vous, ou à eux. Dans les luttes sociales il est évidemment primordial d'utiliser et de définir le NOUS, mais en faisant cela, on joue inévitablement le jeu de l'exclusion, de la comparaison et du nivellement identitaire. Si je dis NOUS les femmes, cela est porteur de toutes mes présomptions, idées reçues et fait opposition à VOUS, les autres (toute personne qui n'entre pas dans MA définition de ce qu'est être femme).

Donc MOI, Lëa-Kim Châteauneuf, anthropologue, photographe, femme, amie, étudiante en sexo, employée de la Grande Bibliothèque, amoureuse, sinologue en herbe, artiste, cinéaste, cycliste et même pseudohermaphrodite, je pense qu'il faut redéfinir ce qu'est l'identité, tant en général qu'au point de vue de l'identité sexuelle. Quand on demande à quelqu'un "Qui es-tu?", il est toujours intéressant de constater quels sont les premiers éléments qui sont énumérés. Cela en dit généralement long sur la personne.

Cela dit, je suis tout à fait d'accord que dans les faits, les gens reçoivent bien souvent des étiquettes qu'ils n'ont pas demandées. Et tout ça, pour que ça ne soit pas trop compliqué. La nature aime la diversité, l'humain un peu moins...